Kaïs Saïed reçoit la vice-présidente de la Commission de l’Union africaine à Carthage
Le président de la République, Kaïs Saïed, a reçu vendredi 19 juin 2026 au palais de Carthage Mme Salma Malika Haddadi, vice-présidente de la Commission de l’Union africaine.
Cette rencontre a été l’occasion pour le chef de l’État de féliciter l’Algérie pour l’élection de Mme Haddadi à ce poste de haut niveau au sein de l’Union africaine, lui souhaitant plein succès dans l’exercice de ses fonctions.
Au cours de l’entretien, le président de la République a souligné l’importance de renforcer et de développer les structures de l’Union africaine afin de consolider la coopération et l’action commune entre les États du continent. Il a appelé à l’adoption de nouvelles approches et de concepts renouvelés, estimant que les cadres traditionnels sont devenus insuffisants face aux profondes transformations que connaît le monde contemporain.
Le chef de l’État a réaffirmé, dans ce cadre, l’attachement de la Tunisie aux principes fondateurs de l’Organisation de l’unité africaine, remplacée par l’Union africaine. Il a rappelé que l’idéal d’unité africaine demeure vivant malgré les crises, les conflits et les inégalités qui touchent plusieurs régions du continent.
Selon lui, une volonté politique commune et durable permettrait de transformer cet idéal en réalité, ouvrant la voie à un avenir nouveau pour l’Afrique et pour l’humanité dans son ensemble.
Le président de la République a également mis en avant les paradoxes auxquels font face de nombreux pays africains, riches en ressources naturelles mais confrontés à des conflits internes, à la pauvreté, aux épidémies et à diverses formes de vulnérabilité sociale.
Il a réitéré l’engagement de la Tunisie en faveur d’une Afrique « aux Africains », appelant par ailleurs au démantèlement des réseaux de migration irrégulière impliqués dans la traite des êtres humains et d’organes.
En conclusion, Kaïs Saïed a estimé que le moment est venu de rompre avec les logiques du passé et de bâtir une nouvelle dynamique fondée sur des approches renouvelées. Il a appelé à un ordre international plus juste, garantissant les droits des peuples et mettant fin aux guerres, aux déplacements forcés et aux formes d’injustice.
Il a enfin réaffirmé que les droits des peuples sont imprescriptibles, citant notamment le droit du peuple palestinien à établir un État indépendant et souverain sur l’ensemble de ses territoires, avec al-Kuds pour capitale.



