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Lutte contre la pauvreté et justice sociale : Une approche de reconstruction «ascendante»

  • 22 juin 2026
  • 4 min de lecture
Lutte contre la pauvreté et justice sociale : Une approche de reconstruction «ascendante»

Le Président de la République a fait de la réduction de la pauvreté, de la garantie de la justice sociale et du maintien de la sécurité alimentaire, des objectifs stratégiques majeurs, ce qui justifie cette détermination à rompre définitivement avec les politiques économiques antérieures et mettre en place une nouvelle approche de reconstruction ascendante.

La Presse — La question de la pauvreté est et restera un souci stratégique pour tous les pays et leurs économies, surtout que ce fléau continue, malgré tous les programmes et mécanismes de lutte mis en place, à sévir.  Les statistiques parlent, en effet, de 700 à 800 millions de personnes vivant dans l’extrême pauvreté.

Et ce sont, pratiquement, les mêmes facteurs déclencheurs, qui en sont à l’origine.  On pense, ainsi, à la multiplication des conflits un peu partout dans le monde, à l’instabilité géopolitique ou encore aux crises économiques.

Autant de facteurs qui accentuent le risque de l’insécurité alimentaire, car ils empêchent les gouvernements à performer leurs indicateurs de développement. D’où le lancement, à chaque fois, de nouvelles approches et autres programmes d’appui

La Tunisie, concernée, comme tous les autres pays par ce fléau, n’a cessé, depuis quelques années, de multiplier et d’approfondir les réformes structurelles appropriées. Mais ce qui caractérise l’action, c’est qu’elle a été inscrite dans une logique de développement durable, ce qui justifie toutes les actions portées, essentiellement, vers la réduction des inégalités socioéconomiques.

Ce souci d’équilibrage régional s’est traduit, au concret, par l’accélération de la décentralisation aussi bien économique, financière qu’administrative. Cette décentralisation a cherché à mieux rapprocher les services de la population, leur permettre d’intervenir plus rapidement et de les aider, notamment, à assurer leur propre autodéveloppement.

L’autodéveloppement en priorité

N’oublions pas que le Président de la République a fait de la réinstauration de l’Etat social le fondement de toute action et de tout programme.

D’ailleurs, lors d’un Conseil des ministres, tenu le 15 juin dernier, et consacré, en grande partie au Plan de développement 2026-2030, la Cheffe du gouvernement a réaffirmé que «ce Plan constitue une rupture avec les approches du passé jugées responsables des déséquilibres sociaux, économiques, environnementaux et institutionnels».

Un plan qu’on ne cesse de qualifier de stratégique car, comme le souligne la Cheffe du gouvernement, il «repose, pour la première fois, sur une démarche ascendante, qui part du niveau local puis régional et territorial avant d’être consolidé à l’échelle nationale».

Cette démarche devrait chercher à réduire, d’une manière progressive, la pauvreté à travers la consolidation des systèmes de protection sociale et les augmentations aussi bien salariales que des pensions de retraite.

Elle devrait tenir compte, également, de la réactivation des opportunités d’emploi et la multiplication des sources de revenus, à travers, notamment, la diversification des plans régionaux spécifiques, l’autonomisation économique ou encore le renforcement des mécanismes de la formation ciblée.

Mais ce qui est encore important, c’est que la détermination de la Tunisie à renforcer, encore plus, ses programmes de lutte contre la pauvreté a dépassé le cadre national, pour s’inscrire dans une dynamique internationale.

L’association de notre pays aux différents programmes de lutte contre la famine, son soutien permanent à l’effort international pour la garantie de la sécurité alimentaire et son adhésion aux multiples conventions juridiques et réglementaires internationales donnent toute son importance à l’implication de notre pays.

D’ailleurs, l’adhésion de la Tunisie, l’année dernière, à l’Alliance internationale de lutte contre la famine et la pauvreté renforce cet engagement international et constitue une réponse concrète à l’appel du Chef de l’Etat «à bâtir une nouvelle histoire pour l’humanité fondée sur la justice, la solidarité, la coopération et l’égalité entre les nations et les peuples».

Auteur

Anis SOUADI

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