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L’expert Houcine Rehili : l’évaporation estivale menace nos réserves hydrauliques

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  • 24 juin 2026
  • 3 min de lecture
L’expert Houcine Rehili : l’évaporation estivale menace nos réserves hydrauliques

L’expert en développement et en ressources en eau Houcine Rehili confirme que la récente panne de vanne survenue au barrage de Mellègue n’a fait aucun dégât. Cependant, en termes de dégâts, l’expert a indiqué que toute la menace pèse sur nos réserves nationales qui ont atteint un taux rassurant de 60 % mais sont exposées à l’évaporation estivale, ce qui impose une gestion rigoureuse.

Intervenant ce mercredi matin sur les ondes de Jawhara FM, Houcine Rehili, a en effet annoncé que le barrage de Mellègue, affectueusement surnommé le « cheikh des barrages » en raison de son ancienneté, cessera définitivement toute activité à la fin du mois de décembre prochain.

Selon ses analyses, l’infrastructure est techniquement obsolète et le ministère de l’Agriculture ne l’exploite plus désormais que comme un simple bassin d’appoint pour stocker de faibles volumes destinés à l’irrigation locale.

Revenant sur l’incident technique qui a secoué la région le week-end dernier, l’expert s’est voulu rassurant, « le dysfonctionnement n’a engendré aucune perte humaine ni dégât matériel ». Houcine Rehili a expliqué que « l’absence d’opérations de maintenance régulières, combinée à des années de sécheresse sévère, a provoqué le blocage de la vanne principale, qui fait office de soupape de sécurité pour réguler le débit du réservoir.

L’eau libérée de manière continue s’est écoulée dans le lit de l’oued Mellègue avant de rejoindre l’oued Medjerda, pour être finalement récupérée et sécurisée en aval dans les bassins du grand barrage de Sidi Salem », a-t-il indiqué.

Un stock national à 60 % face au défi de l’évaporation estivale

Au-delà de ce cas isolé, le spécialiste a dressé un état des lieux global des réserves hydriques de la Tunisie. Le panorama général s’avère nettement plus encourageant que les bilans des exercices précédents, les barrages affichant aujourd’hui un taux de remplissage global rassurant de 60 %.

La vigilance reste toutefois de mise. L’expert avertit que le pays vient de basculer dans sa phase annuelle de consommation maximale. « Durant toute la saison estivale, les réserves vont subir une baisse mécanique importante provoquée par le phénomène de l’évaporation quotidienne des eaux de surface, un processus physique fortement accéléré par la hausse sensible des températures marines et atmosphériques », a-t-il laissé entendre.

Et d’ajouter que face à ce stress climatique prévisible, « une gestion rationnelle et rigoureuse des stocks disponibles reste indispensable pour sécuriser l’approvisionnement des populations jusqu’à l’automne ».

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Auteur

Abir Chemli

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