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Editorial

L’industrie automobile peut mieux faire d’ici à 2030

  • 25 juin 2026
  • 3 min de lecture
L’industrie automobile peut mieux faire d’ici à 2030

Le secteur automobile représente un acteur majeur de l’économie nationale, chiffres et statistiques à l’appui, dans la mesure où il emploie plus de cent vingt mille personnes, tout en générant un chiffre d’affaires impressionnant avec pas moins de quatre milliards d’euros, soit l’équivalent de près de treize milliards de dinars.

Plus encore, le même secteur, dans sa branche concernant les composants, est considéré comme un des géants en la matière puisqu’il est tourné, principalement, vers le domaine de l’exportation où il fait de la Tunisie le deuxième pays africain pour les éléments de câblage, les systèmes de sécurité et l’électronique embarquée.

En outre, selon les dernières nouvelles, des conventions-cadres viennent d’être signées avec la Tunisien automotive association (TAA) et l’Agence nationale pour l’emploi et le travail indépendant (Aneti) à Tunis en vertu desquelles, 1.700 demandeurs d’emploi seront recrutés dans ce secteur au cours de cette année avec, en projet, le recrutement de 60 mille personnes prévu d’ici à 2030.

En attendant, il faut souligner qu’il s’agit d’un  partenariat dans le secteur automobile qui tend à consolider les filières de formation adaptées aux mutations mondiales, notamment dans les domaines des véhicules électriques et intelligents, sans oublier l’objectif de favoriser la création d’emplois décents, ce qui devrait permettre la signature de plusieurs autres  accords avec des entreprises afin d’améliorer l’employabilité des diplômés de la formation professionnelle.

A mentionner, dans le même ordre d’idées, la tenue récente, à Tunis, également de la 4e édition de la Journée Industry Innovation Day afin d’évaluer le niveau de performance et de se concerter sur les possibilités d’une meilleure intégration en vue d’une réelle vision partagée de l’avenir et d’adopter une volonté commune d’avancer ensemble.

Les choses semblent évoluer, certes, dans le bon sens, mais il ne faut pas s’endormir sur ses lauriers dans la mesure où des signes de ralentissement sont perceptibles au niveau du marché européen ajoutés à la hausse des coûts de l’énergie et au manque de talents qualifiés, ce qui tempère les ambitions et incite à faire preuve de davantage de dynamisme sans oublier l’obligation d’un passage plus rapide des usines tunisiennes vers l’électronique.

En résumé, l’on peut dire que le secteur de l’industrie automobile, en général, et des composants, en particulier, dispose d’atouts considérables à condition de pouvoir concrétiser dans les meilleurs délais les avantages dont se prévaut le pays.

Auteur

Noureddine HLAOUI

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