Secteur bancaire : Ridha Chkandali détaille les effets en chaîne d’une grève nationale
La grève annoncée dans le secteur bancaire pourrait entraîner des perturbations significatives sur l’ensemble de l’économie nationale, selon l’économiste Ridha Chkandali, qui met en garde contre un impact “en chaîne” touchant les entreprises, le commerce extérieur, les assurances et le climat des investissements.
Dans une publication récente sur sa page officielle Facebook, l’universitaire estime qu’un arrêt des services bancaires pendant trois jours risquerait de perturber fortement le fonctionnement des entreprises. Les paiements des fournisseurs, les transferts de fonds ainsi que le versement des salaires pourraient être retardés, provoquant un ralentissement du cycle économique à court terme.
Le commerce extérieur serait également affecté, les opérations d’importation et d’exportation dépendant étroitement des documents bancaires et des crédits documentaires. Une telle interruption pourrait engendrer des retards dans le dédouanement et l’acheminement des marchandises dans les ports et aéroports.
Le secteur des assurances ne serait pas épargné. Ridha Chkandali souligne que la suspension des contrats et le retard dans le règlement des indemnisations d’urgence créeraient une situation de désorganisation pour les particuliers comme pour les entreprises.
L’économiste met également en garde contre un impact négatif sur le climat des investissements. Selon lui, la répétition de tensions sociales dans des secteurs stratégiques comme la banque et l’assurance envoie un signal défavorable aux investisseurs nationaux et étrangers quant à la stabilité de l’environnement des affaires.
La période choisie pour cette grève constitue, selon lui, un facteur aggravant. Intervenant à la fin du mois de juin, elle coïncide avec le versement des salaires et pensions ainsi que la clôture des comptes mensuels des entreprises, ce qui accentuerait ses conséquences économiques et sociales.
Ridha Chkandali évoque par ailleurs une paralysie quasi totale des agences bancaires sur l’ensemble du territoire, touchant les sièges sociaux, les administrations centrales et les agences régionales, et entraînant l’arrêt des opérations avec les clients.
Il alerte également sur une forte pression sur les distributeurs automatiques (DAB), malgré les appels à garantir un service minimum. Des retraits massifs pourraient provoquer une pénurie de liquidités dans plusieurs guichets, notamment durant une période de forte demande salariale.
Enfin, il met en garde contre des perturbations de la compensation électronique interbancaire, susceptibles de retarder les virements et le traitement des chèques en raison de l’absence de coordination opérationnelle.
R.I



