gradient blue
gradient blue
Sport

Athlétisme – spécialiste du 3000 m steeple : Maroua Bouzayani, l’heure de la décision

  • 27 juin 2026
  • 4 min de lecture
Athlétisme – spécialiste du 3000 m steeple : Maroua Bouzayani, l’heure de la décision

La Presse —Contrairement à ceux qui n’ont rien compris, Maroua a battu le record du meeting et non un record du monde. Mais il se trouve qu’elle est encore une fois descendue sous les neuf minutes. Et cela vaut plus que le record. En effet, la répétition d’une performance de manière régulière prouve que le sujet est prêt à aller plus loin. D’ailleurs, c’est actuellement la seule athlète crédible. Car ceux qui sont en piste, dans d’autres spécialités, alternent le bon et mauvais.

A l’exception des marcheurs filles et garçons qui s’affirment au fil de leurs sorties.

Matériel et habillement comptent

Une polémique s’est ouverte à propos de la tenue de notre championne. Il ne semble pas opportun d’y prendre part, car ce ne serait dans l’intérêt de personne.  Ce que nous voudrions seulement signaler c’est que la tenue compte. Nous rappellerons, à ce propos, ce qui s’est passé il y a quelques années au niveau de la natation.  On avait fabriqué des maillots avec un tissu spécial qui facilite la coulée et le glissement dans l’eau.

La fédération internationale de natation de l’époque l’a admis puis interdit. Pour la simple raison que cela constitue une aide extérieure à l’effort humain. Le maillot coûtait plus de deux mille dinars pièce.

Il a été interdit. Un gramme en plus, cela influe sur la performance, à plus forte raison lorsque la distance est longue. Deuxième remarque, l’aspect technique et nous soulevons le cas des passages d’obstacles.

Dans un 3000 m  steeple, les athlètes effectuent 7,5 tours de piste et franchissent un total de 35 obstacles, 7 passages de rivière (soit 1 par tour complet, à partir du deuxième tour), 28 barrières classiques (4 par tour complet).

Chaque tour de piste comporte exactement 5 obstacles (4 barrières sèches et 1 barrière avec rivière).

Un ancien entraîneur national d’athlétisme, Si Ahmed Aouadi, a fait publier sur  son post  la remarque suivante : «Deux petites remarques à surveiller : éviter de piétiner à l’approche des obstacles,  au sprint final ne pas garder le même rythme de course, il faut accélérer encore. Elle pourra gagner encore des secondes en sachant qu’il y a 28 obstacles et 7 sauts de rivière».

Cela suppose qu’il y a du temps à gagner en trouvant une tenue qui retient le moins d’eau possible et en améliorant l’aspect technique des passages.

Stage en altitude

En effet, ce n’est pas tout. Nous avons toujours soutenu qu’elle devait envisager des stages en altitude, pour améliorer son temps.

Les progrès après un stage en altitude sont généralement estimés à un gain de performance de 1 à 3 %. En course à pied, cela peut représenter une amélioration d’environ 5 % sur des distances comme le marathon et les épreuves de marche. Ce type de stage est particulièrement efficace pour les sports d’endurance. Un séjour de 3 à 4 semaines est généralement nécessaire pour optimiser ses gains. Ce qui lui ouvrira  une fenêtre d’optimisation idéale qui dure environ 15 à 20 jours.

Pour cette athlète qui est au pied d’un podium mondial ou olympique, il ne s’agit plus de récompense, d’encouragement et de petites tapes sur l’épaule, mais bien de la mise en place d’un programme qui sied à son niveau de prétendante olympique.       

Cnot, ministère du Sport et FTA devraient y penser le plus tôt possible.

Auteur

Kamel GHATTAS