À l’image de ses équipiers, Ellyès Skhiri a commis deux erreurs fatales face à la Suède et à la Hollande. Il a été méconnaissable.
La Presse — À 31 ans, Ellyès Skhiri a livré, comme ses équipiers, une mauvaise prestation lors du mondial.
Le capitaine de l’équipe de Tunisie a été méconnaissable lors des trois matchs disputés du premier tour, comme ses camarades du reste.
Et à vrai dire, on n’a reconnu aucun des joueurs cadres, censés remotiver la troupe et la faire revenir dans les matchs au moment du doute, à commencer par Ellyès Skhiri qui a commis les erreurs les plus flagrantes, enfonçant à chaque fois l’équipe nationale au moment où elle s’efforçait de relever la tête.
Erreur de débutant !
La mésaventure du capitaine de l’équipe de Tunisie à la Coupe du monde a commencé à la deuxième mi-temps du premier match face à la Suède. Après qu’Omar Rekik ait réduit le score vers la fin de la période initiale alors que la Suède menait par deux buts à zéro, notre team national a vécu ses moments forts du match en montant vers l’attaque à la recherche du but égalisateur.
Le réveil des nôtres a quelque peu déstabilisé les Suédois et le match a basculé, relativement, en notre faveur.
Et même si nos attaquants n’ont pas pu égaliser à la mi-temps, ils ont eu le mérite de rester sur leur lancée à la reprise des débats. Et alors qu’on espérait tous que les efforts fournis par les nôtres se concrétisent par un deuxième but, Ellyès Skhiri, contre toute attente et alors qu’il n’était guère sous une quelconque pression, commet une erreur de débutant en perdant malencontreusement la balle suite à une simple remise de la part de son gardien de but.
Alexander Isak en profite pour lui piquer la balle avant de servir sur un plateau son coéquipier Viktor Gyökeres qui n’avait qu’à terminer le boulot.
A partir de cet instant, c’est un non-match pour nos joueurs qui allaient concéder leur première raclée de ce Mondial sur le score sans appel (1-5).
Un but contre son camp
Face au Japon, le capitaine de l’équipe de Tunisie était encore en méforme comme lors de la première sortie contre la Suède, défaillant à son rôle de premier rideau défensif. Résultat des courses : une lourde défaite sur le score de 0-4.
Une deuxième défaite qui a éliminé la Tunisie de facto. Et même si le troisième match contre les Pays-Bas s’apparentait à une simple formalité, on s’attendait à une réaction d’amour propre, histoire de quitter le Mondial sur une note positive en livrant une prestation honorable.
Pour éviter une troisième débâcle, Hervé Renard insistait auprès de ses joueurs pour qu’ils fassent une bonne entame de match et éviter d’encaisser un but tôt.
Un message qui a semblé ne pas tomber dans l’oreille des Tunisiens et de Skhiri notamment qui marque très tôt contre son camp (4’). N’empêche qu’il a quand-même élevé son niveau et a paru le joueur qui a essayé le plus de contrecarrer les manœuvres hollandaises.
Morale de l’histoire : Ellyès Skhiri est un capitaine en difficulté avec une perte de repères à tous les niveaux. En tout cas, ce n’était le Skhiri connu pour son placement intelligent, lui qui joue au haut niveau en Bundesliga.
A 31 ans et s’il ne se remet pas rapidement en question et se rachète, Ellyès Skhiri risque probablement de perdre son statut de capitaine et, qui sait, même sa place en sélection.
A lui et à tous ses équipiers en sélection de se remettre en question.



