L’accusant de ne pas honorer ses engagements de respect mutuel et de non-ingérence : Le Burkina Faso annonce la rupture de ses relations diplomatiques avec la France
Le conseil militaire au pouvoir au Burkina Faso a annoncé la rupture des relations diplomatiques avec la France, accusant Paris d’agir constamment contre les intérêts du pays et de soutenir ce qu’il a qualifié de « réseaux subversifs » dans la région du Sahel.
Le Burkina Faso a annoncé vendredi la rupture de ses relations diplomatiques avec la France, l’accusant de ne pas honorer ses engagements de respect mutuel et de non-ingérence. Les relations entre les deux pays n’ont cessé de se dégrader depuis l’arrivée au pouvoir de l’armée au Burkina Faso à la faveur d’un double coup d’Etat en 2022.
Selon l’Agence France-Presse, citant un communiqué diffusé vendredi par la télévision publique du Burkina Faso, le gouvernement a officiellement décidé de rompre les relations diplomatiques avec la France à compter du 26 juin courant, précisant que cette mesure concerne exclusivement le cadre institutionnel des relations bilatérales au niveau diplomatique et ne touche pas aux liens historiques, humains et culturels unissant les deux peuples.
Pour sa part, la France a qualifié cette décision «unilatérale» d’ «hostile» et «sans fondement ». Le ministère français des Affaires étrangères a déclaré dans un communiqué que cette position reflète « la dérive préoccupante des autorités burkinabè». «La France regrette cette décision hostile et sans fondement qui illustre la dérive préoccupante des autorités burkinabè. Les mesures de réciprocité qui s’imposent sont en cours d’examen», a déclaré le Quai d’Orsay, en appelant les ressortissants français dans ce pays à une «vigilance renforcée».
Le ministère des Affaires étrangères du Burkina Faso a convoqué lundi dernier le chef de la délégation de l’Union européenne accrédité dans le pays, Philippe Bronchain, pour lui faire part du mécontentement de Ouagadougou à l’égard d’une résolution adoptée par le Parlement européen critiquant ce qu’il a qualifié de poursuite des « campagnes de répression » et de la « dégradation des libertés fondamentales ».
(Synthèse de médias)



