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Le ministère de la Santé rappelle l’importance de l’examen prénuptial avant le mariage

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  • 28 juin 2026
  • 3 min de lecture
Le ministère de la Santé rappelle l’importance de l’examen prénuptial avant le mariage

La Direction des Soins de Santé de Base relevant du ministère de la Santé a publié une note d’information présentant un ensemble de recommandations destinées aux futurs couples mariés, dans le but de promouvoir la santé familiale et de prévenir les maladies transmissibles et héréditaires.

Ces recommandations portent à la fois sur la période précédant le mariage et sur la grossesse ainsi que ses suites. Le ministère appelle ainsi, sans exception, les futurs époux à effectuer un examen médical prénuptial, afin de protéger les conjoints et leur descendance contre les maladies infectieuses, notamment les infections sexuellement transmissibles telles que les infections génitales, l’hépatite virale B et le VIH/sida. Cet examen vise également à prévenir les maladies génétiques et congénitales, à préparer les couples à une vie familiale équilibrée, à les informer sur la planification des naissances et à sensibiliser les femmes à l’importance du suivi de grossesse et de la vaccination.

Ce dépistage comprend un examen clinique et biologique gratuit, réalisé dans les établissements hospitaliers publics, selon la note consultée par l’agence Tunis Afrique Presse.

Concernant la grossesse et la période périnatale, le ministère recommande un suivi régulier afin de garantir la sécurité de la mère et du nouveau-né. Ce suivi repose sur un calendrier médical comprenant cinq consultations réparties tout au long de la grossesse : au début de la grossesse, puis au quatrième, sixième, huitième et neuvième mois. Les autorités sanitaires soulignent que les études scientifiques démontrent l’importance d’un suivi prénatal précoce pour détecter les signes de danger et mettre en place un plan de prise en charge adapté, permettant ainsi de prévenir les complications pouvant entraîner des décès ou des maladies graves.

Le ministère insiste également sur la nécessité d’un accouchement dans un établissement de santé, sous la supervision d’un personnel médical qualifié, afin de garantir des conditions optimales face aux éventuelles complications pour la mère et l’enfant. Il recommande en outre un suivi postnatal au huitième jour et au quarantième jour après l’accouchement, pour s’assurer de la bonne santé de la mère, surveiller les suites de couches, organiser les naissances futures, examiner le nouveau-né pour détecter d’éventuelles pathologies et accompagner la mère dans les soins essentiels à apporter à l’enfant.
La DSSB a rappelé également l’importance de l’allaitement maternel, pratiqué de manière régulière selon les besoins du nourrisson. Selon les données de l’OMS citées par le ministère, environ 830 femmes meurent chaque jour dans le monde des suites de complications liées à la grossesse et à l’accouchement, notamment des hémorragies, de l’hypertension, des infections, des complications obstétricales et des suites d’avortements non sécurisés.

 

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Auteur

La Presse

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