gradient blue
gradient blue
Société

Double concentré de tomate : l’ODC réclame un contrôle des produits sur le marché

Avatar photo
  • 29 juin 2026
  • 3 min de lecture
Double concentré de tomate : l’ODC réclame un contrôle des produits sur le marché

L’Organisation de Défense du Consommateur a appelé l’ensemble des structures de contrôle à intervenir sans délai afin de vérifier la conformité des produits de double concentré de tomate commercialisés sur le marché avec les caractéristiques indiquées sur leurs emballages. Elle demande également que les résultats de ces contrôles soient rendus publics « avec clarté et transparence ».

Dans un communiqué publié ce lundi 29 juin, l’ODC a exprimé sa vive préoccupation face aux informations faisant état d’importantes disparités dans la qualité des produits de double concentré de tomate proposés sur le marché. Selon elle, cette situation est susceptible de porter atteinte au droit du consommateur à une information fiable et à un choix éclairé.

L’organisation rappelle que l’indice Brix, qui mesure le taux de matière sèche et le degré de concentration de la tomate transformée, constitue l’un des principaux critères techniques d’évaluation de la qualité du produit.

Elle précise que, d’après les données techniques, la production d’un kilogramme de concentré de tomate à 28° Brix nécessite en moyenne 7,2 kilogrammes de tomates fraîches. En revanche, un concentré affichant un degré de concentration inférieur requiert une quantité moindre de matière première, ce qui influe directement sur le coût de production et sur la qualité du produit.

L’organisation souligne également que toute mention d’un taux de concentration sur l’emballage engage légalement le fabricant à ce que cette indication corresponde au contenu réel de la boîte. Toute différence entre le taux annoncé et le taux effectif constitue, selon elle, une pratique trompeuse portant atteinte au droit du consommateur à une information exacte et transparente.

Elle insiste par ailleurs sur le fait que la question soulevée ne relève pas nécessairement de la sécurité sanitaire, mais concerne avant tout la qualité des produits, leur conformité aux normes et la protection du consommateur contre les pratiques commerciales trompeuses.

Le communiqué ajoute que le respect des normes techniques ne protège pas uniquement les consommateurs, mais également les investissements nationaux et les entreprises respectueuses de la réglementation. Les industriels qui supportent des coûts de production plus élevés pour garantir un produit de qualité ne devraient pas être placés dans une situation de concurrence avec des entreprises qui réduiraient la qualité sans en informer les consommateurs.

Enfin, l’Organisation  de Défense du Consommateur rappelle que la qualité n’est pas un luxe, mais un droit fondamental du consommateur tunisien. Elle estime que la transparence dans le secteur des industries alimentaires est une condition essentielle pour préserver le pouvoir d’achat et renforcer la confiance dans les produits nationaux.

Cette prise de position intervient à la suite des déclarations et des données techniques récemment relayées concernant l’industrie du concentré de tomate en Tunisie.

Avatar photo
Auteur

La Presse

You cannot copy content of this page