Prônée par le Chef de l’Etat dans le prochain Plan de développement : Nécessité d’une transition énergétique juste, durable et innovante
Fidèle à son approche concernant le principe du respect de la souveraineté nationale, le Président de la République n’en dévie pas pour tous les secteurs de la dynamique socioéconomique, plus particulièrement dans tout ce qui touche au domaine des énergies.
La Presse — En effet, la politique de transition énergétique, puisqu’il s’agit de celle-ci, se concentre, à juste titre, sur l’indépendance en la matière tout en s’appuyant sur les énergies nouvelles et renouvelables et autres grands projets d’exportation.
Et c’est dans ce cadre que le Chef de l’Etat a ratifié, au cours du mois de mai dernier, d’importants projets de concessions photovoltaïques dont notamment les centrales d’El Khobna et de Mezzouna à Sidi Bouzid.
Plus encore, selon les grandes orientations contenues dans le Plan quinquennal de développement stratégique et les recommandations présidentielles, la Tunisie est décidée à s’engager sur la voie de la transition dite verte, et ce, dans le but de faire face au changement climatique, assurer sa sécurité énergétique, hydrique et alimentaire tout en maintenant la compétitivité de ses entreprises face aux exigences carbone prônées par l’Union européenne.
L’objectif de cette stratégie, qui s’impose, est de parvenir à une part consistante, voire majoritaire, des énergies renouvelables dans le mix électrique national, en l’occurrence le quota de 35 % à l’orée de 2030 sans oublier la réussite d’une réduction de la consommation d’énergie primaire à hauteur de 30%
Pour parvenir à ces objectifs dans les délais prévus, la Tunisie vise la stabilisation du réseau en misant sur la consolidation du projet solaire de Kairouan, la planification d’une nouvelle centrale solaire de 100 MW, la construction d’un parc éolien de 100 MW à Jendouba, ainsi que l’installation d’un système de stockage par batteries de 50 MW à Tataouine.
Le pays s’appuie, également, sur le succès de l’interconnexion internationale en activant la liaison avec l’Italie et en développant un double circuit de 650 MW avec l’Algérie et la Libye.
Le même Plan de développement s’intéresse à la diversification des ressources d’eau grâce à une prochaine révision globale du Code des eaux et à une extension et autre création de stations de dessalement notamment dans les zones du Sud du pays sans oublier l’intérêt accru à accorder aux barrages.
Il va de soi, par ailleurs, qu’il faudrait poursuivre la protection de l’environnement et l’instauration de l’économie circulaire par le biais de l’éradication des décharges anarchiques au profit d’un système de gestion intégré et de valorisation énergétique des déchets ménagers.
Il convient de rappeler, à ce propos, qu’il y a quelques semaines déjà, le Président Kaïs Saïed a lancé l’idée d’exploiter le potentiel des déchets comme une des solutions à mettre en place face aux défis énergétiques du pays, l’objectif étant de garantir un accès durable et abordable à l’énergie pour tous les citoyens.
N’omettons pas de souligner que, pour porter à 50%; à l’horizon de 2035, la part des énergies renouvelables dans la production d’électricité en Tunisie, comme le souhaitent les officiels et certains experts,constitue un test de crédibilité économique, industrielle et souveraine surtout que cette tâche semble cohérente avec le potentiel naturel du pays même si, en réalité, ceci impose une transformation beaucoup plus profonde qu’une montée en puissance progressive du solaire et de l’éolien.
En somme, notre pays n’a d’autre alternative que de diversifier ses ressources énergétiques, d’où la nécessité, comme l’a réitéré le Président de la République, de miser sur une transition énergétique juste, durable et innovante.



