Sélection tunisienne : trois raisons qui pourraient pousser Mouine Chaabani à refuser le poste de sélectionneur
Alors que le nom de Mouine Chaabani revient avec insistance parmi les techniciens susceptibles de prendre en charge l’équipe nationale tunisienne, l’hypothèse de son arrivée sur le banc des Aigles de Carthage pourrait se heurter à plusieurs obstacles.
Selon la plateforme sportive Winwin, trois éléments principaux pourraient inciter l’entraîneur tunisien à décliner une éventuelle proposition de la Fédération tunisienne de football, malgré l’intérêt porté à son profil.
Un projet ambitieux avec la Renaissance de Berkane
Premier facteur évoqué : la situation actuelle de Mouine Chaabani avec la Renaissance sportive de Berkane. Le technicien tunisien est lié contractuellement au club marocain et semble pleinement engagé dans le projet sportif mis en place.
Depuis son arrivée, Chaabani a réussi à qualifier la formation marocaine pour la Ligue des champions africaine pour la deuxième saison consécutive, renforçant ainsi les ambitions du club sur la scène continentale.
La perspective de poursuivre cette aventure et de tenter de décrocher un nouveau sacre africain pourrait constituer un argument important en faveur de son maintien à Berkane, plutôt qu’un retour immédiat à la tête de la sélection tunisienne.
Une différence salariale difficile à combler
Le volet financier représenterait également un obstacle majeur dans les discussions éventuelles.
Mouine Chaabani bénéficie actuellement d’un salaire considéré comme élevé avec la Renaissance de Berkane, alors que la Fédération tunisienne de football évolue dans un contexte financier plus contraint.
La difficulté à proposer un contrat équivalent pourrait ainsi réduire l’attractivité d’une offre tunisienne et compliquer un éventuel accord entre les deux parties.
La pression autour de la sélection tunisienne, un élément dissuasif
Au-delà des aspects sportifs et financiers, l’environnement de la sélection tunisienne pourrait également peser dans la réflexion du technicien.
Après une participation décevante à la Coupe du monde et les nombreuses critiques qui ont accompagné le parcours des Aigles de Carthage, la pression médiatique, populaire et institutionnelle autour de l’équipe nationale demeure particulièrement forte.
Chaabani, qui évolue actuellement dans un cadre jugé plus stable au Maroc, pourrait ainsi privilégier la continuité d’un projet où il dispose davantage de sérénité pour travailler et atteindre ses objectifs sportifs.
Ancien entraîneur de l’Espérance sportive de Tunis, avec laquelle il a remporté notamment la Ligue des champions africaine en 2018 et 2019, Mouine Chaabani reste l’un des techniciens tunisiens les plus suivis pour prendre les commandes de la sélection.
Toutefois, entre son engagement avec la Renaissance de Berkane, les considérations financières et la pression entourant le poste de sélectionneur national, son éventuelle nomination apparaît aujourd’hui loin d’être acquise.
R.I



