Le gouvernement tunisien entend accélérer la modernisation du réseau routier national. Avec près de 80 projets en cours de réalisation, représentant un investissement global de 4,2 milliards de dinars, le ministère de l’Équipement et de l’Habitat affiche sa volonté d’améliorer durablement les déplacements des citoyens, de renforcer la connectivité entre les régions et de soutenir la dynamique économique du pays.
Cette ambition a été réaffirmée par le directeur général des Ponts et Chaussées, Khaled Atrach, qui a annoncé l’avancement de plusieurs chantiers structurants appelés à transformer le paysage des infrastructures, en particulier dans le Grand Tunis où la congestion routière demeure l’un des principaux défis de mobilité.
26 projets déjà achevés
Les premiers résultats sont déjà visibles. Au cours du premier semestre 2026, 26 projets ont été achevés, parmi lesquels figure notamment l’aménagement de la route locale de La Manouba. D’ici à la fin de l’année, le ministère prévoit de livrer 45 autres projets, traduisant une accélération du rythme des travaux après plusieurs années marquées par des retards liés à des contraintes techniques et foncières.
Parallèlement, de nouveaux chantiers s’apprêtent à démarrer. Parmi les plus attendus figurent les déviations de Zarzis et de Korba, le doublement de la Route nationale n°2 entre Enfidha et Kairouan, ainsi que plusieurs autres projets inscrits dans la programmation de 2027. Ces infrastructures visent à fluidifier la circulation, améliorer la sécurité routière et renforcer les échanges entre les différentes régions du pays.
Dans le Grand Tunis, l’un des projets les plus emblématiques reste la route périphérique X20, considérée comme le deuxième anneau routier de la capitale. Longtemps retardé en raison de difficultés liées aux expropriations foncières et au déplacement des réseaux d’eau, d’électricité et de télécommunications, le chantier connaît désormais une nette accélération.
Selon le ministère, l’objectif est d’achever l’ensemble du projet avant la fin de l’année 2026, notamment les derniers tronçons traversant les gouvernorats de La Manouba et de l’Ariana. Une fois opérationnelle, cette infrastructure devrait contribuer à désengorger plusieurs axes routiers saturés quotidiennement et à réduire les temps de trajet entre les différentes zones du Grand Tunis.
Le ministère a en outre annoncé l’achèvement des travaux de doublement de la route locale n°525 à La Manouba, accompagnés de la construction d’un nouveau pont franchissant le canal de la Medjerda. Réalisé en près de deux ans, ce projet améliore désormais la liaison entre La Manouba et la route X20 et préfigure un prolongement futur vers le quartier des Jardins de Tunis, offrant ainsi une meilleure fluidité de circulation dans cette partie de l’agglomération.
Autres projets…
Au-delà de la capitale, d’autres projets stratégiques continuent d’avancer. C’est notamment le cas de la liaison permanente de Bizerte, un chantier majeur composé de trois lots, destiné à renforcer les connexions entre la ville et le reste du réseau routier national. Les travaux, selon les autorités, se poursuivent à un rythme soutenu.
Ces investissements s’inscrivent dans une vision plus large de développement des infrastructures. Le ministère de l’Équipement attend désormais l’adoption du prochain Plan de développement, qui prévoit une nouvelle génération de projets destinés à moderniser les routes nationales, accompagner l’expansion urbaine et répondre aux besoins d’une économie en pleine mutation.
À travers cette stratégie, les autorités espèrent non seulement améliorer les conditions de circulation, mais également renforcer l’attractivité des territoires, faciliter les échanges économiques et offrir aux usagers un réseau routier plus sûr, plus performant et mieux adapté aux exigences de la mobilité de demain.
R.I



