Participation africaine au mondial : Fragilité mentale et injustice institutionnelle…
Certes, le manque de rigueur et la « naïveté sportive » ont empêché, souvent, les sélections africaines d’aller au bout de leurs rêves. Mais l’injustice arbitrale, le lobbying institutionnel et le bourbier géopolitique ont, souvent, faussé le jeu et lésé du coup le football africain…
La Presse — L’histoire des équipes africaines en coupe de monde, qui remonte à 1934, a toujours été un mélange de sensations fortes, de frustrations profondes et d’injustices manifestes. Certes, nos sélections africaines ont beaucoup gagné en termes de valeur, notamment technique et tactique, ce qui leur a valu des parcours exceptionnels et des qualifications historiques, mais, malheureusement, ils n’ont jamais réussi à performer et aller jusqu’au bout, ratant, à chaque fois, l’exploit. En attestent les quarts de finale du Cameroun en 1990, le Sénégal en 2002, le Ghana en 2010 et les demi-finales pour le Maroc en 2022.
Et c’est surtout le manque de rigueur, de concentration, et de naïveté sportive qui ont empêché, souvent, les sélections africaines d’aller au bout de leur rêve. Autant de défaillances qui justifient la mauvaise gestion des moments clés ou encore l’effondrement des dernières minutes, notamment lors de cette édition de 2026.
Les sorties douloureuses du Sénégal, alors qu’il menait deux à zéro, de la Côte d’Ivoire, de la RD Congo et surtout de l’Egypte face à l’Argentine confirment que la performance et la durée reposent, avant tout, sur la constance, la concentration, et la vigilance. Toute baisse de régime se retrouve généralement fatale. Surtout lorsqu’on évolue dans le haut niveau.
Certains observateurs estiment, en effet, que la fragilité mentale continue à pénaliser sérieusement le football africain, l’empêchant de se situer à un palier supérieur. Ils parlent même de l’incapacité des équipes africaines de se libérer d’un complexe d’infériorité. Ce qui justifie certains blocages des dernières minutes ou encore des petits détails qui se retrouvent, généralement, lourds de conséquences.
Enjeux et intérêts extra-sportifs
L’on reconnait, tout de même, que la « naïveté sportive » ou encore l’esprit nonchalant et même « rebelle » des sélections africaines, ne peuvent, en aucun cas, renier l’injustice arbitrale qui a faussé le jeu et lésé, d’une manière souvent scandaleuse, le football africain.
Une injustice dictée, selon certains observateurs, par des enjeux de lobbying institutionnel et juridictionnel, des exigences commerciales et, également d’intérêts extra- sportifs. Certains parlent, même, de tout un bourbier géopolitique. C’est-à-dire que le football est instrumentalisé par des logiques d’influence diplomatique, de besoins économiques et des luttes d’influence qui ont fini, malheureusement, par éroder toute crédibilité footballistique.
Le scénario appliqué lors de la rencontre Egypte-Argentine donne une idée précise sur l’importance du pouvoir d’influence des « décideurs » du football international. Un pouvoir qui n’a pas manqué de salir, encore une fois, ce sport qu’on pensait noble.
Et c’est bien désolant, car, comme le disait Maradona, lors de son jubilé, le 10 novembre 2001 à la Bombonera, « le football est le sport le plus beau et le plus sain. Ce n’est pas parce que j’ai payé pour mes erreurs que le football doit être sali. Le ballon ne se salit pas ».
Une déclaration qui restera comme un adage mythique du football.



