Déficit commercial : l’énergie pèse plus de la moitié du déséquilibre extérieur de la Tunisie
Le secteur de l’énergie continue de peser lourdement sur les échanges extérieurs de la Tunisie. Au cours du premier semestre 2026, il a concentré à lui seul plus de la moitié du déficit commercial global, en dépit d’une hausse significative des exportations énergétiques.
Selon les dernières données publiées par l’Institut national de la statistique (INS), le déficit commercial de la Tunisie s’est établi à 12,569 milliards de dinars durant les six premiers mois de l’année 2026. Le secteur énergétique y a contribué à hauteur de 6,779 milliards de dinars, soit environ 54 % du déficit total, contre 5,215 milliards de dinars durant la même période de 2025.
Hors énergie, le déficit commercial aurait été ramené à 5,790 milliards de dinars, confirmant ainsi l’impact déterminant de ce secteur sur la balance commerciale du pays.
Une facture énergétique toujours en hausse
Cette pression s’explique principalement par l’augmentation des importations de produits énergétiques, qui ont progressé de 33,5 % au premier semestre 2026, enregistrant la plus forte croissance parmi les différents groupes de produits importés.
Dans le même temps, les exportations énergétiques ont connu une évolution favorable, avec une hausse de 49,1 %. Cette progression a été notamment soutenue par l’accroissement de la valeur des exportations de produits raffinés, passées de 245,6 millions de dinars au premier semestre 2025 à 807,9 millions de dinars sur la même période de 2026.
Un déficit commercial aggravé par le rythme des importations
Globalement, les exportations tunisiennes ont atteint 34,645 milliards de dinars à fin juin 2026, en hausse de 9 % par rapport à la même période de l’année précédente.
Toutefois, cette progression demeure inférieure à celle des importations, qui ont augmenté de 13,3 %, pour atteindre 47,215 milliards de dinars.
Cette évolution a entraîné une nouvelle détérioration du solde commercial et une baisse du taux de couverture des importations par les exportations, qui s’est établi à 73,4 %, selon les données de l’INS. Le secteur énergétique demeure ainsi le principal facteur de fragilité de la balance commerciale tunisienne.



