Pour un transport moderne et résilient
LE secteur des transports constitue un des nerfs de la dynamique économique nationale et du vécu quotidien des citoyens aussi bien entre les régions qu’au niveau urbain, et ce, dans ses volets terrestre et ferroviaire.
C’est dans cet esprit, donc, qu’on annonce, d’un côté, la signature d’un accord stratégique entre la Société des transports de Tunis (Transtu) et la société chinoise CRRC Nanjing Puzhen Co. Ltd pour la modernisation de la ligne ferroviaire de la banlieue nord de Tunis (Tunis-Goulette-Marsa – TGM).
En effet, un financement total de 75 millions d’euros est prévu, soit près de 250 millions de dinars, pour acquérir 18 nouveaux trains électriques tout en assurant la maintenance des rames sur une période de cinq ans, la fourniture des pièces de rechange et des équipements.
En même temps, on vient de confirmer l’accélération de l’exécution du projet d’extension de l’entrée sud prévue à l’orée de 2027, ce qui devrait procurer une bouffée d’air significative à l’économie régionale et aux usagers.
Ces annonces entrent dans le cadre d’une série de réformes en vue de remédier à la vétusté du réseau en général, rompre avec les approches fragmentées du passé et mettre en place une refonte structurelle du secteur, déjà intégrée au plan quinquennal de développement 2026/2030.
Autrement dit, il est utile de savoir que la nouvelle approche est appelée à ne plus se contenter de mesures de rafistolage, mais d’engager, bel et bien, un modèle multimodal résilient grâce à la réhabilitation du réseau ferroviaire, la digitalisation des services de transport urbain, la transition énergétique des parcs favorisée par l’introduction de nouveaux bus et autres rames électriques.
Toutefois, il convient de mentionner que le secteur souffre d’une certaine dégradation des services, de retards chroniques, d’une maintenance défaillante et d’un endettement structurel des entreprises publiques telles que la Sncft et la Transtu, d’où l’obligation de multiplier les efforts dans ce sens
Tout en saluant cette option, elle gagnerait à être plus efficace et généralisée, plus précisément dans les régions intérieures, où l’accès aux transports n’est pas toujours garanti donnant lieu à un sentiment d’exclusion et une perte de mobilité professionnelle.
En somme, les différents ingrédients sont en place pour une refondation globale du secteur du transport en Tunisie. Le Chef de l’Etat n’a de cesse d’appeler à cette refondation salutaire dans l’objectif d’en faire un secteur moderne au grand bonheur et des citoyens et des entreprises.



