L’homme d’affaires et activiste pro-palestinien américain James « Fergie » Chambers a été arrêté en Espagne à la suite d’une demande d’extradition émise par les États-Unis. Il est visé par un acte d’accusation américain portant sur des soupçons de blanchiment d’argent et de soutien à des organisations interdites.
Arrêté par les forces de l’ordre espagnoles sur l’île d’Ibiza, le richissime héritier du groupe de médias Cox Enterprises a été présenté à un juge qui a ordonné son placement en détention dans l’attente de la procédure d’extradition.
Selon l’acte d’accusation américain, la justice des États-Unis reproche à Fergie Chambers d’avoir financé et conspiré en vue de mener des campagnes d’action directe visant à perturber les activités de l’entreprise de défense Elbit Systems of America.
Bien que le rapport mentionne des transferts de fonds depuis les États-Unis vers la Tunisie, l’acte d’accusation ne présenterait pas de preuves directes de virements bancaires adressés aux organisations interdites elles-mêmes. S’il est extradé et reconnu coupable aux États-Unis, l’activiste encourt une peine pouvant aller jusqu’à 30 ans de prison.
Ancrage en Tunisie et contestation politique
Installé à Tunis, Fergie Chambers y a investi dans plusieurs projets économiques et sportifs locaux, devenant notamment l’un des principaux sponsors du Club Africain.
Les proches et les associés du militant dénoncent des poursuites aux motivations politiques, affirmant que ces procédures visent à réprimer son engagement et son soutien financier en faveur de la cause palestinienne.



