Editorial

Bien-être et justice sociale

  • 14 juillet 2026
  • 3 min de lecture
Bien-être et justice sociale

Le rapport annuel de la Banque centrale de Tunisie vient attester, encore une fois, de la justesse des choix engagés pour redresser l’économie nationale et reconquérir, du coup, un rythme de croissance assez soutenu.

Et même si on est toujours loin du niveau habituel, l’on peut se féliciter, du moins proportionnellement, de la bonne trajectoire suivie par notre politique de développement.

Les indicateurs encourageants de 2025, comme le soulève le rapport, nous autorisent à positiver, sans excès.

On parle, en effet, d’une croissance de 2,5%, certes inférieure aux prévisions initiales qui tablaient sur 3,2%, mais, tout de même, prometteuse étant donné la complexité de la conjoncture, notamment géopolitique, dans laquelle elle a été conçue.

On parle aussi d’un volume d’investissement plus important, d’un taux de chômage régulièrement à la baisse, même si au niveau des jeunes et des diplômés de l’université la moyenne reste quelque peu élevée, d’une politique monétaire désormais restrictive et d’un appareil productif plus présent.

L’on reconnaît, toutefois, que malgré ces éclaircies, l’environnement économique se retrouve encore confronté à des contraintes sérieuses qui l’empêchent de s’exprimer pleinement.

Ainsi, le déficit énergétique demeure considérable et maintient une forte pression sur notre budget, alors que la volatilité du marché mondial, tout comme les perturbations commerciales internationales, ne sont pas pour arranger la situation. Loin s’en faut.

Une complexité qui place notre économie devant l’obligation d’accélérer sa transition énergétique, de réduire sa dépendance et de réinventer son industrie à la faveur d’une réelle dynamique d’investissements productifs.

Cette réinvention industrielle doit reposer, essentiellement, sur un taux d’innovation élevé et un fort contenu technologique, des facteurs indispensables pour élargir la productivité et mieux intégrer les chaînes de valeur mondiales. En parallèle, cette réinvention doit concerner, en priorité, certaines activités à fort potentiel, mais incapables de se libérer totalement et de retrouver leur statut habituel, telles que les industries du textile-habillement, le cuir et chaussure, et même les industries électrique et mécanique.

Reste que ces orientations stratégiques nécessitent un soutien financier important, une exigence que la Cheffe du gouvernement qualifie de fondamentale.

Il est vrai, justement, que le coût de la réinvention est trop élevé et suppose un engagement collectif soutenu, surtout que nos finances publiques sont sous forte contrainte.

La Cheffe du gouvernement estime, donc, que le secteur bancaire doit faire preuve de plus d’implication, avec l’objectif de s’assurer un rythme de création de richesse plus rapide, qui profiterait non seulement à l’économie nationale mais également au secteur bancaire lui-même.

Dans cette perspective d’expansion économique, la garantie du bien-être du citoyen, l’amélioration des services publics et l’instauration de la justice sociale seraient le fondement.

Auteur

Anis SOUADI

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