Les prix de l’or enregistrent une baisse sur le marché tunisien. Le président de la Chambre nationale des bijoutiers, Hatem Ben Youssef, a annoncé mercredi que le gramme d’or brut de 18 carats s’échange désormais autour de 280 dinars, tout en prévoyant la poursuite de cette tendance dans les prochains mois sous l’effet des fluctuations des marchés internationaux.
Intervenant sur les ondes d’Express Fm, le responsable a expliqué que les cours de l’or demeurent étroitement liés à l’évolution des marchés boursiers mondiaux. Il estime ainsi que le métal précieux pourrait continuer à perdre progressivement de sa valeur.
Malgré cette baisse, Hatem Ben Youssef considère que l’or demeure une valeur refuge, particulièrement en période d’incertitude économique. Il a ainsi encouragé les citoyens souhaitant préserver leur patrimoine à investir dans ce métal précieux.
L’argent devrait poursuivre sa hausse
À l’inverse de l’or, le président de la Chambre nationale des bijoutiers prévoit une poursuite de la hausse des prix de l’argent.
Selon lui, cette évolution s’explique par la forte progression de la demande mondiale, portée notamment par les besoins de l’industrie. L’argent est aujourd’hui largement utilisé dans plusieurs secteurs de pointe, en particulier dans la fabrication des véhicules électriques et des nouvelles technologies.
Hatem Ben Youssef a, par ailleurs, exprimé son inquiétude face à la recrudescence du blanchiment d’argent et de la contrebande de l’or vers le marché parallèle.
Il a estimé que la fermeture prolongée des bureaux de garantie (« Dar Ettabaa »), relevant du ministère des Finances, empêche la régularisation de quantités importantes d’or ne portant pas le poinçon officiel tunisien, limitant ainsi leur intégration dans les circuits commerciaux légaux.
Face à cette situation, le responsable a appelé les consommateurs à faire preuve de prudence lors de l’achat de bijoux en or.
Il leur recommande d’éviter les transactions effectuées sur les réseaux sociaux ou auprès de vendeurs non agréés, et de privilégier exclusivement les bijoutiers autorisés. Il insiste également sur la nécessité d’exiger une carte de garantie attestant du titre de l’or et portant le poinçon officiel tunisien, seule garantie de l’authenticité et de la conformité du produit.
S.R



