Un séjour prolongé de quelques jours après l’expiration d’un visa peut coûter très cher en Arabie saoudite. Les autorités saoudiennes ont rappelé les sanctions applicables aux ressortissants étrangers qui restent sur le territoire au-delà de la durée autorisée, une mesure qui concerne également les voyageurs tunisiens.
Selon le ministère saoudien de l’Intérieur, les personnes qui ne quittent pas le Royaume après l’expiration de leur visa d’entrée s’exposent à des sanctions pouvant atteindre 50 000 riyals saoudiens, soit environ 11 700 euros, ainsi qu’à une peine d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à six mois et à une expulsion du territoire.
Cette réglementation concerne tous les ressortissants étrangers, sans distinction de nationalité, y compris les Tunisiens, qu’ils soient présents en Arabie saoudite pour un séjour touristique, religieux (Omra ou Hajj), professionnel ou pour tout autre motif nécessitant une autorisation d’entrée.
Une règle simple : respecter la date de sortie
Pour les voyageurs, le message des autorités saoudiennes est clair : la date d’expiration inscrite sur le visa n’est pas une simple formalité administrative. Elle correspond à la limite légale de présence sur le territoire.
Dépasser cette durée sans régularisation expose le voyageur à des conséquences importantes, allant de la sanction financière jusqu’à l’éloignement du pays.
Les autorités recommandent ainsi aux visiteurs étrangers de vérifier régulièrement la validité de leurs documents et d’effectuer, lorsque cela est possible, les démarches nécessaires avant l’expiration de leur visa.
Les pèlerins concernés également
L’avertissement revêt une importance particulière pour les visiteurs qui se rendent en Arabie saoudite dans le cadre de la Omra ou du Hajj, deux motifs de déplacement très fréquents pour les ressortissants tunisiens.
Certains voyageurs peuvent être tentés de prolonger leur séjour après la période autorisée, notamment après un déplacement religieux ou familial. Or, une présence au-delà de la durée prévue par le visa est considérée comme une infraction aux règles saoudiennes d’immigration.
Cette décision s’inscrit dans le cadre d’une politique plus large de contrôle des flux migratoires et du respect des règles de séjour dans le Royaume.
Le ministère saoudien de l’Intérieur a également appelé les citoyens et résidents à signaler les infractions liées au séjour irrégulier, au travail non autorisé ou aux violations des règles de sécurité aux frontières.
L’objectif affiché par les autorités est de garantir une meilleure organisation des déplacements internationaux et de lutter contre les situations de séjour irrégulier.
Pour les Tunisiens souhaitant se rendre en Arabie saoudite, notamment pour la Omra, le Hajj ou le tourisme, le conseil reste donc simple : respecter scrupuleusement la durée du visa et ne pas attendre les derniers jours pour effectuer les démarches nécessaires.
Car une prolongation non autorisée du séjour ne représente pas seulement un dépassement administratif : elle peut entraîner des conséquences financières et juridiques importantes, pouvant aller jusqu’à l’interdiction de séjour et l’expulsion.



