Sport

Au fait du jour : Le cycle infernal

  • 17 juillet 2026
  • 3 min de lecture
Au fait du jour : Le cycle infernal

La Presse — Cela fait toujours plaisir de constater qu’un certain nombre de nos clubs, mettant de côté tout complexe, prennent la décision de faire appel à un entraîneur étranger de renom.

Il est incontestable qu’à un certain niveau, il faudrait décider de passer à l’étape suivante sans hésitation aucune.

Et il s’agit d’insister sur ce point, car, dans ce domaine, on se doit d’éviter de se faire arnaquer. Nous en avons eu des exemples. Bien des clubs ont payé cher, très cher leurs mauvais choix.

Les règlements de la Fifa sont impitoyables. L’entraîneur, ou le joueur écarté, a légitimement le droit d’exiger de se faire payer jusqu’au dernier sou, sous peine de sanctions sévères. Il y a bien sûr ceux qui se font piéger par des agents qui enrobent joliment leurs discussions et propositions par des CV montés de toutes pièces et qui, en fin de compte, ouvrent la voie à une séparation « à l’amiable » ou à un litige qui replonge l’équipe dans les méandres des commissions de la Fifa. Des dépenses imprévues qui alourdissent les charges et faussent toutes les prévisions. Sans compter que cela se paie en devise.

Il y a aussi ceux qui s’engagent sans savoir où aller. Nouveaux promus, ou désirant tenter l’expérience, ils se laissent convaincre par la nécessité de faire appel à un technicien étranger.

Bien entendu, le club est souverain, mais en découvrant les parcours d’un certain nombre de ces entraîneurs étrangers, il y a de quoi se demander où ces dirigeants inexpérimentés sont-ils allés chercher ces inconnus. Ces décisions peu réfléchies sont lourdes de conséquences.

Les engagements pris notamment vis-à-vis de joueurs professionnels étrangers ou locaux recrutés mais que l’on se décide à remercier, les dépenses de fonctionnement, les déplacements et les stages de préparation, pompent sur des finances aléatoires.

Et au club de se retrouver du jour au lendemain face à une cessation de paiement qui pousse souvent les dirigeants à rendre leurs tabliers.

Qui devrait leur demander des comptes et sanctionner leur mauvaise gouvernance ? Laisser tomber un club professionnel, sans crier gare, est un acte répréhensible.

Et c’est dès lors le déclenchement d’un cycle infernal qui fausse toutes les prévisions montées non pas à partir de ressources nettement définies, mais qui reposent le plus souvent sur les promesses des uns et des autres. Des promesses jamais tenues qui conduisent immanquablement sur des dissensions sans fin.

Un désordre qui prend le pas sur la gestion quotidienne et est généralement la cause de ces montées et relégations successives.

Auteur

Kamel GHATTAS

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