Pas d’électricité, pas d’eau : la SONEDE révèle pourquoi les coupures se multiplient
Les perturbations dans l’approvisionnement en eau potable sont principalement liées au fonctionnement des stations de pompage, a affirmé le président-directeur général de la Société nationale d’exploitation et de distribution des eaux (SONEDE), Abdelhamid Mnaja.
Intervenant ce vendredi 17 juillet 2026 sur les ondes de Jawhara FM, Abdelhamid Mnaja a expliqué que les mesures appliquées par la SONEDE ne correspondent pas à des coupures d’eau à proprement parler, mais plutôt à un ajustement entre l’offre disponible et la demande, en fonction des capacités de production et des contraintes techniques.
“La mission de la SONEDE est d’assurer l’approvisionnement en eau des citoyens, sauf dans des circonstances exceptionnelles et indépendantes de sa volonté”, a-t-il précisé.
Le responsable a souligné que la SONEDE est le principal client de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG), ce qui rend le secteur de l’eau directement impacté par les perturbations électriques. Selon lui, les coupures de courant peuvent provoquer une baisse de la production d’eau et entraîner des fluctuations dans la distribution.
Il a indiqué qu’environ 1 500 stations de pompage fonctionnent à l’électricité, ce qui explique la forte dépendance du système d’approvisionnement en eau au réseau électrique.
Des ajustements maintenus dans le Sahel
Abdelhamid Mnaja a également annoncé que la SONEDE poursuivra les ajustements nocturnes de la distribution d’eau dans la région du Sahel tunisien jusqu’à l’entrée en exploitation des nouvelles infrastructures hydrauliques prévues.
Il a toutefois assuré que les régions côtières ne devraient pas connaître de perturbations majeures durant l’été prochain, notamment grâce à la mise en service prévue de la station de traitement des eaux de Kallâa Kebira en décembre 2026.
Le responsable a ajouté que plusieurs autres projets sont programmés dans différentes régions du pays, notamment au Kef et à Jendouba, afin de renforcer les capacités de production et de réduire les perturbations dans l’approvisionnement en eau potable.
Ces investissements s’inscrivent dans une stratégie visant à améliorer la sécurité hydrique du pays, dans un contexte marqué par la baisse des ressources disponibles et l’augmentation de la demande en période estivale.
R.I



