Le plan de développement 2026-2030 marque une étape clé dans la consécration de la construction à la base, selon le président de la commission de la coopération internationale et des relations extérieures au Conseil national des régions et des districts, Bilel Saïdi. Le responsable a estimé que cette expérience politique a prouvé son succès en donnant au citoyen un rôle central dans la proposition des projets et la définition des priorités de développement.
Dans une déclaration médiatique en marge de l’adoption du plan, Saïdi a expliqué que le document consacre une orientation faisant du citoyen un partenaire de la décision de développement. Ceux qui avaient parié sur l’échec de cette expérience se trouvent aujourd’hui, selon lui, confrontés à une réalité qui confirme sa capacité à produire des visions de développement fondées sur les besoins des régions.
La philosophie du plan repose sur une plus grande justice dans la répartition de la richesse et des projets entre les gouvernorats de la République, a poursuivi le responsable. Le succès de tout plan de développement reste relatif, a-t-il nuancé, mais l’objectif fondamental demeure de réduire les disparités régionales et de garantir une répartition plus équitable des investissements publics.
Interrogé sur les coupures récurrentes d’eau et d’électricité, l’élu a reconnu que le dossier de l’eau, en particulier les fuites dans les réseaux de distribution, figure parmi les défis majeurs. Une meilleure compréhension des circonstances traversées par le pays s’impose, a-t-il ajouté, notamment durant les périodes de pointe marquées par une pression croissante sur les ressources.
Saïdi a également pointé certaines lacunes du plan, citant le gouvernorat de Monastir qu’il représente. Le dossier du golfe de Monastir, l’un des enjeux environnementaux majeurs de la région, n’a pas bénéficié, selon lui, d’une clarté suffisante dans le document officiel.
Des promesses antérieures évoquaient des financements pour traiter ce dossier, mais le texte adopté ne comporte ni crédits ni indicateurs confirmant son inscription parmi les priorités financées, a-t-il relevé, exprimant l’espoir de voir cette lacune corrigée durant la mise en œuvre du plan.



