Une soirée attendue par un public jeune, a été menée avec brio par un duo singulier de la chanson alternative tunisienne Noor Arjoun X Selim Arjoun. Leur rendez–vous scénique s’est étalé sur 2h de temps, sur la scène d’un amphithéâtre niché dans le décor verdoyant et maritime du festival International de Hammamet (FIH), qui bat son plein chaque soir à l’occasion de son 60ème anniversaire.
La soirée du 17 juillet 2026 a rassemblé un public d’une autre génération, qui répétaient par cœur et en chœur les paroles des deux artistes. Le duo a déjà fait Carthage auparavant, ne cesse de faire ses preuves à l’étranger et de se forger une place bien solide. Les deux musiciens, vêtus de créations recherchées, se sont construits à l’occasion, tout un univers visuel et sonore, riche en éclairage, en invités, en musiciens virtuoses et entourés de deux orchestres : le premier, muni de violons et d’instruments, le 2ème se démarque par sa vocalise à la puissante résonance, indiquent les organisateurs dans un communiqué.
Selim Arjoun prend part à la scène et s’installe derrière ses deux pianos, suivi par son acolyte de toujours, sa sœur Noor à travers une voix reconnaissable, présence distinguée, allure élancée, elle est prête à conquérir son public. « Notre présence ici nous rappelle la spécificité de nos spectateurs mélomanes ici présents et à quel point le lieu est magique. Cette ville est unique ». La scène des Arjoun, selon Selim « Unit et réunit par excellence ».
Le duo propose des œuvres où l’intime rejoint l’universel. Titré « Live With Orchestra », le spectacle enveloppe les mélomanes les plus férus. À travers leurs chansons les plus connues, des réarrangements et des morceaux inédits, les deux virtuoses retracent un chemin artistique et personnel, reflet de leur évolution à deux, de leurs inspirations et de leur vision commune de la musique d’aujourd’hui.
L’orchestre symphonique dirigé par son chef Racem Dammak a amplifié la dimension musicale du live, soigneusement porté par Youssef Soltana à la batterie, Marwen Soltana à la basse et Hedi Fahem à la guitare. « Je salue 15 ans de complicité scénique que je salue et qu’on ne cesse de développer. Je suis chanceux d’être entouré de mes amis et flatté qu’on soit tous ensemble ici ».
Un invité a aussitôt rejoint le duo sur scène Ulricht H et a joué le morceau « Sophia ». L’artiste qui connaît les deux musiciens depuis leur plus jeune âge ajoute une dimension personnelle au spectacle. Ulrich H, qui est apparu sur scène juste après une longue et séduisante intro, riche en morceaux comme « Yben », « Hela » ou « Lik Snin ». « Sophia » est une lettre émouvante d’un papa à sa fille, dédiée aux pères présents ici.
Un hommage bouleversant a été rendu à feu Yasser Jradi, complice et ami de toujours de Hedi Fahem. « Yesser on t’aime « Yesser », et ce morceau est un hommage à ta belle âme, comme à chaque concert » déclare émue Noor Arjoun. Le morceau est l’incontournable « Dima Dima ».
Le collectif « Tunisia 88 » a enrichi amplement le spectacle. Un collectif qui a fait naître de très nombreux artistes à travers toute la Tunisie, et via des clubs de musique ouverts dans les collèges et lycées de la Tunisie. L’unique Dhalma a enrichi le concert et a assuré une fin en apothéose. L’artiste à la voix distinguée et la prestance marquante a ajouté du peps à une performance mémorable.
La soirée du 18 juillet 2026 est consacrée à l’iconique Yara qui nous vient du Liban.



