Le Caire – Conférence internationale de l’OCI et l’ONU sur El Qods occupée : Une question d’identité et d’existence au cœur de la cause palestinienne
Plusieurs composantes de la communauté internationale condamne les politiques de l’entité sioniste dont la judaïsation de la ville, la démolition d’habitations et la saisie de biens palestiniens, appelant à soutenir les institutions palestiniennes et à renforcer leurs capacités, en apportant un soutien à l’Unrwa et en poursuivant son mandat de fournir des services aux réfugiés. L’UE a, pour sa part, réitéré sa non-reconnaissance de toute souveraineté sioniste sur les territoires occupés en 1967, soulignant que ces mesures violent les résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU et le droit international.
La Presse — L’Organisation de la coopération islamique (OCI) et le Comité des Nations unies pour l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien ont tenu, hier au Caire, la Conférence internationale sur la ville d’El Qods occupée, sous le slogan: «El Qods: la ligne de front pour le déplacement et l’annexion, et la clé pour parvenir à une paix juste et durable».
Dans une allocution à cette occasion, le ministre palestinien des Affaires d’El Qods, Ashraf Al-Awar, a souligné que «la conférence se tient à la lumière des circonstances délicates que traverse la ville sainte», soulignant qu’«El Qods n’est pas seulement un dossier politique, mais plutôt une question d’identité, d’existence et le cœur de la cause palestinienne».
Appelant «à des recommandations pratiques qui renforcent la protection internationale pour les résidents d’El Qods et leurs valeurs sacrées, et soutiennent leur fermeté institutionnelle, économique et culturelle», Al-Awar a rappelé qu’«El Qods-Est est la capitale de l’Etat de Palestine, et qu’aucune solution politique juste et durable ne peut être atteinte sans mettre fin à l’occupation et garantir le droit du peuple palestinien à se défendre conformément aux résolutions de légitimité internationale et au principe de la solution à deux Etats sur les frontières du 4 juin 1967».
Pour sa part, le sous-secrétaire général aux affaires de la Palestine et d’El Qods à l’OCI, Dawas Dawas, a condamné les politiques de l’entité sioniste dont la judaïsation de la ville, la démolition d’habitations et la saisie de biens palestiniens, appelant «à soutenir les institutions palestiniennes et à renforcer leurs capacités, en apportant un soutien à l’Unrwa et en poursuivant son mandat de fournir des services aux réfugiés».
A son tour, le sous-secrétaire général pour la Palestine et les affaires des territoires arabes occupés auprès de la Ligue arabe, l’ambassadeur Faed Mustafa, a souligné que «l’expansion des colonies, les déplacements forcés, la démolition des maisons, la confiscation des terres, et les attaques contre des lieux saints à El Qods représentent une politique systématique visant à changer le visage de la ville et à affaiblir la présence palestinienne».
Non-reconnaissance de la souveraineté sioniste sur les territoires occupés en 1967
Pour sa part, l’Union européenne a exprimé sa profonde inquiétude face à l’intention du gouvernement sioniste d’allouer des fonds massifs et sans précédent pour soutenir l’expansion coloniale au cœur de la Cisjordanie, rapporte l’agence de presse Wafa. L’UE explique dans un communiqué, cité hier par la même source, que ces mesures conduiront inévitablement à l’enracinement de la présence coloniale dans des zones décrites comme très sensibles sur le plan géopolitique, ce qui menace toute chance future de paix.
Les autorités d’occupation sionistes avaient précédemment révélé un budget d’environ 2,8 milliards de dollars, destiné directement à la construction de milliers de nouveaux logements et au développement des infrastructures de peuplement. Ces mesures s’inscrivent dans un accord-cadre global qui vise à changer la réalité démographique et géographique des territoires palestiniens occupés en 1967. Ce projet ajoute 12.000 nouvelles unités de peuplement.
Dans ce contexte, l’UE a annoncé son rejet catégorique de la décision de transformer la colonie de Givat Zeev, établie sur des terres palestiniennes au nord-ouest d’Al Qods, en une municipalité sioniste officielle. Elle a, en outre, réitéré sa non-reconnaissance de toute souveraineté sioniste sur les territoires occupés en 1967, soulignant que ces mesures violent les résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU et le droit international.
La Commission de résistance au mur et aux colonies a mis en garde contre les nouveaux plans coloniaux visant à contrôler plus d’un millier de dounams de terres palestiniennes afin d’établir plus d’un millier d’unités coloniales. Cette commission a noté que les autorités d’occupation ont récemment discuté de plusieurs plans qui sont entrés en application par le biais des procédures d’approbation et de dépôt.
La Conférence était présidée par le président du Comité, représentant permanent du Sénégal auprès des Nations unies à New York, l’ambassadeur Koli Seck, et a réuni des responsables, diplomates, chefs religieux, experts, représentants d’organisations internationales et régionales,
(Synthèse de médias)



