Kiosque international
Trafic aérien mondial : plus de 10 milliards de passagers par an d’ici 2045
Le trafic aérien mondial devrait plus que doubler pour dépasser 10 milliards de passagers par an d’ici 2045.
Le constructeur aéronautique européen Airbus table sur une croissance annuelle moyenne de 3,9% du trafic passagers au cours des vingt prochaines années. Il prévoit également que le secteur aura besoin de 42.060 nouveaux avions entre 2026 et 2045, dont 33.920 monocouloirs et 8.140 gros-porteurs.
Près de la moitié de ces appareils, soit 19.820 avions, seraient destinés à remplacer des modèles plus anciens, tandis que les autres devraient permettre d’accompagner la croissance du trafic.
AIE : la demande mondiale de pétrole repart à la hausse
Une reprise de la demande mondiale de pétrole « est en cours », indique l’Agence internationale de l’énergie (AIE) qui améliore légèrement sa prévision pour 2026.
Dans son rapport mensuel, l’agence de l’énergie de l’Ocde estime que la consommation devrait augmenter par rapport à « son point bas » de mai, « portée par des facteurs saisonniers et la libération d’une demande refoulée, parallèlement au rebond de l’offre de produits pétroliers ».
D’après ses projections, le recul en glissement annuel s’atténuerait, passant de 4,8 millions de barils par jour (mb/j) au deuxième trimestre 2026 à 1,7 mb/j au troisième trimestre, avant de laisser place à une hausse de 1,2 mb/j au quatrième trimestre, ce qui aboutirait à une baisse globale de 1 mb/j sur l’année.
En juin, l’AIE avait anticipé une baisse de la demande mondiale de 1,1 million de barils par jour en 2026 par rapport à l’année précédente.
Pour ce qui est de l’offre mondiale, l’organisation internationale constate que celle-ci « a fortement rebondi » en juin, « augmentant de 4,1 millions de barils par jour pour atteindre 98,8 millions de barils par jour», grâce à la reprise partielle du transit dans le détroit d’Ormuz après le cessez-le-feu signé le 17 juin.
L’agence qui note que la production reste, néanmoins, largement sous les niveaux d’avant la guerre au Moyen-Orient (environ 9,4 mb/j en dessous des niveaux d’avant-guerre), table désormais sur une moyenne de 102,6 mb/j en 2026.
La conjoncture économique mondiale reste contrastée
L’évolution de la situation au cours des prochains mois demeure très incertaine. À ce stade, le choc de type « stagflationniste » (moins de croissance et davantage d’inflation) s’est concrétisé mais demeure limité. La décrue sensible des prix de l’énergie au cours du mois de juin s’est traduite par un repli de l’inflation, notamment en France, ce qui atténue la pression sur les banques centrales en termes de resserrement de la politique monétaire.
La conjoncture mondiale reste contrastée en juin. Aux États-Unis, l’investissement lié à l’intelligence artificielle (IA) continue de soutenir l’activité, malgré une consommation hésitante et une inflation encore élevée. En Europe, le choc énergétique pèse toujours sur la croissance et les prix. En Asie, le Japon confirme sa résilience, tandis que la Chine reste freinée par une demande intérieure faible. Dans ce contexte, les banques centrales restent prudentes. Les marchés obligataires, volatils dans un premier temps, se sont ensuite partiellement détendus, avec un repli ou une stabilisation des taux souverains en zone euro. Enfin, le pétrole a reculé, le dollar s’est renforcé et l’or a poursuivi sa consolidation.
La Chine consolide sa dynamique de croissance
Les économistes et les conseillers du gouvernement chinois estiment que la Chine peut stabiliser sa croissance économique cette année en accélérant la mise en œuvre des projets d’investissement dans les infrastructures nationales inscrits au budget, réduisant ainsi le besoin de plans de relance budgétaire de grande ampleur. Cette mesure vise à compenser le recul inattendu et généralisé des investissements. Les indicateurs publiés ont montré que la faiblesse des investissements freine la croissance économique chinoise cette année, tandis que le pays maintient un contrôle strict des dépenses des collectivités locales.
Corée du Sud : un des deux meilleurs pays au monde en matière d’IA
Le vice-Premier ministre et ministre sud-coréen des Sciences et des TIC, Bae Kyung-hoon, déclare que les résultats d’une évaluation internationale des modèles d’IA, attendus en août, pourraient permettre à la Corée du Sud de dépasser sa troisième place actuelle et d’intégrer le top 2.
La prochaine évaluation sera publiée en décembre 2026. Le vice-Premier ministre, Bae Kyung-hoon, a notamment affirmé que la Corée du Sud est parfaitement capable de développer un modèle de plateforme d’IA avancée comparable à « Mytos », un modèle d’IA de pointe considéré comme une technologie stratégique par les États-Unis, qui mettent actuellement en œuvre des mesures de contrôle d’accès.



