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Future baisse des températures et dessous de la canicule, le climatologue Hamdi Hached explique tout

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  • 22 juillet 2026
  • 5 min de lecture
Future baisse des températures et dessous de la canicule, le climatologue Hamdi Hached explique tout

L’ingénieur environnemental Hamdi Hached annonce un retour progressif aux normales de saison dès ce soir du mercredi 21 juillet 2026. L’expert ajoute que cette accalmie devrait durer deux semaines. Il souligne le caractère exceptionnel de l’été 2026, révélant que 62 % de la surface de la planète a suffoqué sous des anomalies thermiques sans précédent dès la fin du mois de juin écoulé.

Alléluia ! Le dôme de chaleur extrême qui asphyxie la Tunisie s’apprête enfin à se fissurer. Intervenant ce mercredi 22 juillet 2026 au micro de Jawhara FM, Hamdi Hached, ingénieur et expert environnemental spécialisé en enjeux climatiques, a apporté un bulletin de délivrance météorologique aux citoyens Tunisiens.

Le spécialiste a, en effet, confirmé que le territoire national va enregistrer une baisse des températures à partir de ce mercredi soir. « Durant les deux semaines à venir, les températures vont baisser de façon graduelle. Cette transition barométrique amorce le retour progressif du thermomètre vers les moyennes climatologiques habituelles pour un été tunisien », annonce-t-il.

Ceci marquera-t-il la fin de la canicule pour cet été en Tunisie? L’intervenant répond que la canicule la plus éprouvante que nous avons vécue durant cette dernière décennie a de faibles chances d’être de nouveau d’actualité. Ceci dit, les projections établies par le climatologue décrivent bel et bien une stabilisation plus ou moins durable des masses d’air pour la suite de la saison. Hamdi Hached a précisé qu’il est scientifiquement attendu que les températures se maintiennent dans des couloirs thermiques saisonniers standards au cours des deux prochaines semaines.

L’expert rappelle que la Tunisie vient de traverser le pic absolu de son stress thermique estival. « Il faut dire que nous avons battu des records en termes de canicule. Samedi dernier nous avons enregistré 49.7° à Kairouan, soit, pour ce jour-là, c’était l’endroit le plus chaud au niveau africain et le deuxième point le plus chaud au niveau mondial !

Par ailleurs durant douze jours d’affilée les températures n’ont pas baissé au-dessous de 37° qui s’avère être une longue période de canicule et un phénomène rare en Tunisie. Un autre phénomène rare s’était produit : c’est la chaleur nocturne. Habituellement, les constructions et l’infrastructure souterraine s’exposent à la chaleur diurne et dès que le soleil se couche, les températures baissent et ces constructions se refroidissent. Ce n’était pas le cas durant les jours écoulés. La nuit les températures ne baissent pas assez pour refroidir infrastructure et bâtiments ce qui aggrave la sensation de chaleur le lendemain durant la journée. Et ceci a duré pendant plusieurs jours de suite, notamment durant la nuit précédente ! On a donc été confronté au phénomène de cumul de chaleur », relate-t-il!

La limite du mercure

Par ailleurs, si les prévisions n’excluent pas la survenue d’une éventuelle nouvelle masse d’air saharienne d’ici la fin du mois d’août, le spécialiste se veut toutefois rassurant. « Une potentielle hausse future demeure possible, mais n’égalera en rien l’intensité, la dureté et la longueur exceptionnelle de la vague historique qui vient de paralyser le pays.

Il fera toutefois un peu plus chaud qu’un été normal, mais le mercure ne devrait pas atteindre les 40°. Il faut prévoir des degrés compris entre 30 et 39° tout au plus. Certes toute prévision exacte au-delà de 15 jours relève quasiment de l’impossible ! Mais tout laisse présager qu’après la trêve de deux semaine à compter de ce soir, il est probable qu’il y ait une nouvelle vague de chaleur. Cependant, je ne pense pas qu’elle serait de la même intensité vécue durant ces derniers jours parce que je pense que nous venons déjà traversé le plus haut pic estival et ce serait difficile que cela reprenne de la même intensité ou du moins durant une période aussi longue ».

Une anomalie planétaire frappant 62 % de la surface de la Terre

Le scientifique a profité de cette tribune radiophonique pour contextualiser la violence de cet épisode de surchauffe à l’échelle mondiale. Selon l’ingénieur environnemental, les indicateurs relevés au cours de l’exercice 2026 s’avèrent exceptionnels et hors normes à tous les égards, s’inscrivant dans une crise systémique globale qui dépasse largement les frontières de la Tunisie.

« Les bases de données satellitaires internationales confirment qu’au cours de la troisième semaine du mois de juin dernier, un seuil critique sans précédent a été franchi où plus de 62 % de la surface totale de la planète Terre a été simultanément frappée par des vagues de chaleur extrêmes et simultanées.

Ceci ne s’est jamais passé ainsi auparavant. Du coup l’été 2026 a vraiment été exceptionnel pour tous les habitants de la planète car jamais, par le passé, la chaleur n’a concerné plus de la moitié de la planète au même moment ». Hamdi Hached insiste sur le fait que cette synchronisation des pics de température constitue une anomalie absolue dans l’histoire de la météorologie moderne, illustrant l’accélération brutale des dérèglements climatiques à l’échelle du globe et la nécessité de s’adapter structurellement à cette nouvelle donne environnementale pas très rose…

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Auteur

Abir Chemli

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