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Délestages électriques : Quels enseignements tirer ?

  • 23 juillet 2026
  • 4 min de lecture
Délestages électriques : Quels enseignements tirer ?

Dans quelques jours, dans une ou deux semaines, un peu plus un peu moins, cette crise qui a empoisonné la vie de bien des Tunisiens et de ceux qui ont visité le pays au cours de cette période, ne sera plus qu’un mauvais souvenir.  

La Presse — Des traces ?  Elle en a laissé et pour bien des administrations, entreprises, des métiers de bouche, et pour tous ceux qui ont vécu ces longues semaines d’angoisse, on pense déjà que nous sommes bien entrés dans une nouvelle ère.

Effectivement, le climatiseur n’est plus un luxe. On a estimé que plus de deux millions sept cent mille de ces appareils sont déjà installés.  Les ventilateurs et autres «climeurs» ont contribué à adoucir cette chaleur infernale qui s’est emparée du pays. Nous n’avons pas eu à déplorer des pertes en vies humaines, mais au sein des pays de l’autre rive de la Méditerranée, on en a compté un bon nombre. Pour illustrer cette vague déferlante, il fallait voir les longues files qui s’étaient formées devant les supermarchés en France pour acheter un simple ventilateur.

Certains qui rentraient de vacances tenaient en main ce précieux petit engin qu’ils utiliseront le reste de l’été.

Sur le Web, les accumulateurs et les batteries en lithium sont proposés à des prix assez tentants. Ils auraient sauvé des vies, permis d’effectuer une dialyse,  tenu au frais la nourriture ou les pâtisseries qu’on a été dans l’obligation de jeter pour vider des comptoirs réfrigérés transformés en vulgaires armoires, faute d’électricité.

La Steg interdit l’installation de ces batteries solaires sans son autorisation. Même ceux qui sont équipés en infrastructures solaires ne peuvent pas  bénéficier de cette assistance pour des raisons vraiment difficiles à comprendre.

Pourtant les problèmes de cette entreprise ne sont  pas dus aux particuliers, mais aux impayés des  administrations et autres entreprises étatiques.

En fait, depuis que le solaire a commencé à accaparer le marché, elle a freiné à mort pour ne pas perdre le contrôle de son monopole.

Après cette… chaude alerte, la Steg devrait complètement revoir sa politique. La technologie du solaire se développe à pas de géant.  Si elle ne s’adapte pas en supprimant ces interdictions qu’on peut facilement contourner, elle se fera déborder et le marché parallèle  risque de la déposséder de tous ces avantages acquis grâce à cette réglementation dépassée et incompréhensible. 

Bien sûr, il ne s’agit pas du chacun pour soi, dans un domaine à la limite dangereux et qui exige des techniciens et des moyens de contrôle formés à bonne école.

C’est simple, il n’y a qu’à s’inspirer de ce qu’on fait en France et en Europe au niveau de l’installation de ces batteries de secours.

«En France et en Europe, l’installation d’une batterie solaire nécessite rarement un permis de construire, mais elle est soumise à des déclarations d’urbanisme, des contrôles de conformité électrique, et doit respecter le nouveau cadre réglementaire européen».

Dès lors que la batterie est connectée au réseau électrique, des démarches spécifiques s’appliquent pour  toute installation avec stockage qui doit être déclarée auprès du gestionnaire du réseau, pour assurer la sécurité et valider le mode de fonctionnement (autoconsommation totale ou avec vente de surplus).

Il n’y a donc pas d’interdiction mais des précautions à prendre au niveau de la sécurité. C’est la raison pour laquelle il faudrait supprimer ces barrières pour éviter l’intervention de ceux qui guettent l’argent facile.

Un gros dossier à étudier avant les chaleurs de l’été 2027, car les changements climatiques que vit le monde ne sont nullement passagers. Et nous avons intérêt à débattre des effets nuisibles qui pèsent sur l’économie nationale et bien entendu sur la vie du citoyen qui ne comprendra jamais pourquoi on voudrait le priver de cette solution, qui lui permet de vivre plus confortablement, tout en bénéficiant  d’une source d’énergie gratuite pour la Steg mais payante pour lui.

Les centres de pompage stratégiques, les cliniques, hôpitaux, ceux qui manipulent des aliments ou des produits périssables et même les particuliers, devraient pouvoir s’équiper de ces batteries ou accumulateurs de sécurité, pour éviter des pertes qui pèsent sur leurs bilans. Il faut trouver le moyen de le faire et vite.

Assez de barrières et d’obstacles, le monde évolue. Il faut avancer.

Auteur

Kamel GHATTAS

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