Société

Résolution de la crise de l’eau : Pour que personne n’ait plus soif

  • 28 juillet 2026
  • 4 min de lecture
Résolution de la crise de l’eau : Pour que personne n’ait plus soif

Il est urgent d’unir tous les efforts du pays pour sauver la nappe phréatique nationale.

La Presse — Comment protéger la nappe phréatique contre les dangers de la sécheresse ambiante ? En plus clair, nos richesses hydriques, de plus en plus raréfiées, devraient-elles résister à la chaleur, sans précédent, doivent-elles être préservées en vue de la maîtrise de notre avenir ?

Avec les hautes températures qui sévissent sur l’ensemble du territoire national et accompagnées par les coupures récurrentes d’électricité, risque-t-on de perdre, à jamais, le système national des puits profonds qui alimentent les Tunisiens en eau potable et parfois en eau d’irrigation ?

La problématique est d’une gravité évidente. Et les structures gouvernementales spécialisées n’y ont pas tourné le dos, considérant l’eau comme source de vie et d’espoir qu’il faut préserver et pérenniser.

Et au Parlement, les députés, au fait des  préoccupations réelles de leurs électeurs, de  poser effectivement et clairement le problème. L’objectif étant de ne pas laisser la Steg et la Sonede naviguer, seules, en enfonçant encore plus le fer dans plaie. Il est, plutôt, question d’un mouvement de conscientisation citoyenne digne de la place de choix qu’occupe la voix du peuple dans le projet d’édification et de construction de la Tunisie nouvelle.

Le député Hassen Jarboui traite la question sous l’angle de la sécurité nationale, condition fondamentale de la consécration de la souveraineté réelle et effective. Qu’ils soient dans les champs, les usines, les universités et que les Tunisiens soient agriculteurs, médecins, ingénieurs ou avocats, les citoyens patriotes sont déterminés à ce que l’eau profite à tous.

Du côté du ministère de l’Agriculture, plus précisément auprès de la Direction des eaux et forêts, on met les bouchées doubles en vue de ressusciter la stratégie nationale en la matière. En  dépit de toutes les embûches d’où  qu’elles proviennent et quels que soient leurs auteurs.

Ici intervient le rôle capital du citoyen d’adhérer au plan national de lutte continue contre la désertification. Ainsi pour empêcher la coupure d’électricité à plusieurs centaines de puits disséminés dans les coins les plus éloignés du pays, faut-il que les groupements d’eau se débarrassent de la mauvaise gestion et du favoritisme qui les minent et les  empêchent d’assumer la mission pour laquelle  ils ont été lancés.

Malheureusement abandonnées, ces dernières années, par manque de liquidité pour honorer les arriérés. Et aussi du fait que le département de l’Agriculture refuse les solutions d’échelonnement  des dettes, arguant qu’elles n’ont jamais été honorées dans le passé et qu’elles ne le seront pas au cas où le rééchelonnement serait accepté.

Comme les solutions s’amenuisent de pus en plus, il n’est plus question de pleurnicher, à longueur de journée et de chercher vainement le bouc émissaire idéal. Il est, au contraire, temps de se mobiliser, à fond, et partout pour qu’aucune goutte d’eau ne soit gaspillée.

L’effort n’est pas surhumain et impossible n’est pas tunisien. C’est la raison qui autorise tous les espoirs possibles. de voir la Verte recouvrer sa verdure et sa place parmi les nations qui produisent l’eau et l’électricité dont elles ont besoin. Le compter-sur-soi prime tout et en tout temps.

Auteur

Abdelkrim DERMECH

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