Le coup d’envoi de la saison 2026-2027 du championnat de Tunisie de Ligue 1 de football est prévu les samedi 22 et dimanche 23 août.
La Presse — Il reste un peu moins d’un mois pour que la pression se relâche au niveau d’un « mercato » qui n’a presque pas tenu ses promesses. Nos clubs, à une ou deux exceptions près, tournent toujours autour des éléments de seconde zone et considèrent que le fait de récupérer un joueur qui n’aspire qu’au repos est une grande réalisation. Mais une compétition nationale qui aspire faire oublier toutes les boulettes d’un Comité directeur aux abois et les échecs à répétition des affaires techniques, avec un Mondial qu’on n’oubliera pas de si tôt, se doit de bouger davantage.
Quid de la DNA ?
Il ne faudrait pas oublier que le dernier championnat s’est terminé sur une note négative avec l’avalanche des accusations portées contre la Direction de l’arbitrage et de l’utilisation de la VAR. Considérant que l’arbitrage est une pièce maîtresse de toute action à entreprendre, il aurait fallu activer la mise en place d’une nouvelle direction pour essayer de relancer ce secteur.
Il n’en fut rien. Une nouvelle direction se doit de prendre le temps de se mettre en place, de se réunir pour définir les priorités et en accord avec la Direction technique du football tunisien, concevoir un plan d’action qui tienne la route.
Qui procédera à la désignation des arbitres ?
Ce qui est à craindre, c’est qu’avec le temps qui court, on se retrouve avec les mêmes têtes, ou que l’on se contente du provisoire qui dure.
Remonter l’équipe de Tunisie
Pourtant, il n’échappe à personne qu’une bonne reprise de l’Equipe Nationale, qui, elle aussi, s’est retrouvée avec un nouvel encadrement, le niveau de la compétition nationale est un facteur déterminant. Pour bien des raisons.
Mais la principale repose sur une constatation qui a précipité la déroute de notre « onze » au Mondial: il est préférable que l’ossature à laquelle devrait s’adosser l’équipe de Tunisie soit constituée d’éléments aguerris et rompus aux confrontations intenses. Les éléments retenus n’auront théoriquement que quatre matchs de compétition dans les jambes. En effet, le calendrier international de l’équipe de Tunisie de football démarrera pour le compte de la prochaine CAN 2027 à partir de début septembre. Les Aigles de Carthage se doivent de disputer les matchs de qualifications du groupe des éliminatoires dont voici le programme :
1ère journée (21 septembre – 6 octobre 2026) : Tunisie – Ouganda
2ème journée (21 septembre – 6 octobre 2026) : Botswana – Tunisie
3ème journée (9 – 17 novembre 2026): Tunisie – Libye
4ème journée (9 – 17 novembre 2026): Libye – Tunisie
5ème journée (22 – 30 mars 2027) : Ouganda – Tunisie
6ème journée (22 – 30 mars 2027) : Tunisie – Botswana
Pas facile du tout
D’après la réglementation gérant cette CAN 2027, les deux premières équipes de chaque groupe normal se qualifient, tandis que dans les groupes comprenant un pays hôte (Kenya, Ouganda ou Tanzanie), seule une équipe s’ajoute au pays organisateur déjà qualifié d’office. Considérant que le groupe de la Tunisie comprend un pays hôte (l’Ouganda), il ne reste plus qu’une place.
C’est là où se situe la difficulté pour une formation en reconstruction et qui doit absolument trouver des rencontres amicales pour acquérir le minimum de sensations.
Retour progressif du public
Les années se succèdent et on ne semble pas se souvenir que l’apport du public est important sur le plan financier. Une ressource propre dont l’apport n’est nullement négligeable et qui actuellement est délaissée depuis des années.
Une rencontre bien organisée est en mesure d’engendrer des recettes respectables. Commencer par autoriser l’accès des deux publics serait une mesure salvatrice pour bien des clubs en difficulté. On pourra commencer par n’accepter que ceux qui contractent un abonnement auprès de leurs clubs.
En principe, ces abonnés sont connus, étant donné qu’ils sont répertoriés grâce à leurs cartes d’identité nationale. En veillant à mettre en place une bonne organisation, c’est sans doute une occasion de le faire en mettant en place des «stadiers », le football pourra reprendre des couleurs et les clubs verront un renflouement providentiel et bénéfique de leurs caisses. C’est le seul moyen d’aider les clubs et de revenir à une ambiance normale dont a besoin le football.



