Après les incendies de forêt : Le reboisement, une urgence nationale
Ce n’est un secret pour personne. Le reboisement qui s’impose au terme de ces incendies, qui ont détruit environ douze mille hectares de forêt, ne se fera pas du jour au lendemain.
La Presse — De toutes les manières, le rappel des exigences et procédures pour entamer la phase de reboisement est bénéfique, car des associations et des volontaires se proposent de réimplanter ce qui a été détruit.
Un élan qu’il faudrait assurément encourager mais qu’il est nécessaire d’encadrer.
Il y a des forêts qui demandent de deux à quatre ans d’observation et de suivi avant de faire quoi que ce soit. Cela est normal et les services qui veillent sur ce secteur des forêts en sont pleinement conscients.
Néanmoins, pour une surface qui a été complètement détruite et pour laquelle on a déployé des efforts considérables pour essayer de la sauver, se pose la question d’accès et de sécurisation que l’on doit lancer en attendant la repousse ou le reboisement. Pour que cela ne se reproduise pas et pour savoir agir en cas de nécessité.
Le reboisement des forêts brûlées est un processus long et coûteux qui repose sur la sécurisation des lieux, la régénération naturelle et une replantation adaptée
Cette sécurisation passe par une analyse des risques à encourir par d’éventuelles chutes d’arbres et par le dégagement des parcelles sinistrées.
Mais c’est aussi par la mise en place d’une logistique d’accès rapide pour éviter le renouvellement de cette catastrophe. La géographie de la future forêt ne sera jamais plus comme celle qui a été détruite. Il faudrait immédiatement la retracer en fonction des actions à entreprendre pour réduire les risques et veiller à la dégager en mettant en place les mesures d’accès rapides qui s’imposent. Cela coûtera cher en matériel et en temps de travail.
Durant ces années d’attente et d’observation, il y a lieu d’étudier les solutions de rechange. On ne peut, en effet, attendre des années pour étudier ces mesures de sécurisation qui s’imposent et les appliquer une fois que la repousse est amorcée.
Le climat de moins en moins clément, le manque d’eau et l’absence actuelle de moyens de surveillance continue sont à prendre en considération. Au terme de cette période d’attente, tout doit être mis en place, sans attente ni hésitation.
Sans oublier que d’autres lieux ont besoin de ces mesures de sécurisation et d’accès faciles qu’il faudrait envisager au plus tôt.



