Au fait du jour – Un double pressentiment
La Presse — Rencontré au hasard par un soleil de plomb, il a tenu quand même à nous faire part de ses pressentiments. C’est un ancien dirigeant des temps où le respect et la bienséance étaient de rigueur.
«J’ai un double pressentiment qui me taraude depuis un bon bout de temps. Le premier est positif. Les clubs se préparent. Il y a des noms qui promettent, d’autres beaucoup moins, mais les clubs s’appliquent. Il n’y a pas beaucoup de moyens financiers, il y a des dettes à payer, mais ils réussissent quand même à recruter pour se renforcer. C’est bon signe tout en sachant qu’il faudrait attendre les premières rencontres pour juger de la valeur des nouveaux venus. Il est quand même curieux que le premier réflexe de ceux qui prennent les commandes est de recruter, sans savoir ce que leurs catégories jeunes pourraient leur offrir comme renforts. Les entraîneurs que l’on renouvelle en début, milieu et fin de saison, ne s’en soucient guère. C’est plus sûr de ramener des joueurs prêts et qui connaissent la compétition. Le second pressentiment concerne l’arbitrage. Jusqu’à présent, il n’y a pas encore une direction de l’arbitrage. Et plus la compétition se rapproche et plus le danger se précise. Acculés par le temps, on sera peut-être dans l’obligation de désigner n’importe qui. Et cela ne sert en rien les intérêts du football qui a pourtant besoin de quiétude pour sortir la tête de l’eau.
Et qu’en sera-t-il de la VAR? Sera-t-elle au rendez-vous avec le coup d’envoi ou sera-t-on dans l’obligation de jouer les premières rencontres sans cet engin qui est remis en question par plus d’un, mais qui a le mérite de faire rentrer dans les rangs les plus récalcitrants?
Personne n’en parle, alors que c’est important. On dirait que l’on cherche à faire échouer les efforts que les clubs font pour relancer la compétition et enfoncer davantage le football tunisien dans le marasme dans lequel il se débat depuis l’épisode de la Coupe du monde.
A ce propos, nous avons besoin d’un bon démarrage pour procéder à la reconstruction de la sélection. Certes, il y aura une majorité de joueurs évoluant à l’étranger, mais la compétition nationale demeure un vivier où il est toujours possible de trouver des joueurs de bonne qualité. Et il y en a. Allez, je vous ai assez longtemps retenu. Quoi qu’il en soit, nous aurons le championnat que nous méritons », ajouta-t-il avant de s’engouffrer dans sa voiture.



