Gaza : Huit pays arabo-islamiques dénoncent les opérations sionistes
Lors de la signature d’une déclaration commune, huit pays arabo-islamiques, ont condamné les opérations militaires sionistes dans la bande de Gaza, appelant la communauté internationale à contraindre l’entité sioniste à respecter le droit international.
La Presse — L’Egypte et sept autres pays arabo-islamiques ont condamné « dans les termes les plus fermes » les opérations sionistes en cours dans la bande de Gaza, en particulier le ciblage des établissements de santé, les attaques contre les infrastructures civiles et le nombre croissant de victimes parmi les civils, notamment les femmes et les enfants.
Les huit pays estiment que ces actes constituent de graves violations du droit international et du droit international humanitaire, selon un communiqué publié hier par le ministère égyptien des Affaires étrangères. La déclaration est cosignée par les ministres des Affaires étrangères de l’Egypte, du Qatar, de la Jordanie, des Emirats arabes unis, de l’Indonésie, du Pakistan, de la Turquie et de l’Arabie saoudite.
Les chefs de la diplomatie estiment que « la poursuite de ces violations constitue un manquement aux obligations internationales d’Israël et contrevient au plan global destiné à mettre fin au conflit à Gaza ».
Selon le communiqué, cette situation compromet les efforts régionaux et internationaux visant à mettre en œuvre la deuxième phase de ce plan, notamment après l’annonce du président américain Donald Trump selon laquelle les factions palestiniennes avaient accepté la feuille de route, y compris les dispositions relatives au contrôle des armes.
Dans ce communiqué, ils ont dénoncé avec la plus grande véhémence les attaques continues des colons sionistes extrémistes, qui se déroulent sous la protection des forces de l’occupant.
L’élévation du drapeau sioniste dans les cours de la mosquée a été qualifiée d’action provocatrice et inacceptable, constituant une violation manifeste du droit international et des résolutions pertinentes des Nations unies.
Les ministres ont averti que « la poursuite des opérations militaires risque de faire échouer le processus politique, replonger la région dans un cycle d’escalade et aggraver la catastrophe humanitaire dans l’enclave palestinienne ».
Ils ont également rappelé que « la protection des civils, des établissements médicaux, du personnel de santé et des travailleurs humanitaires, ainsi que l’acheminement immédiat, sûr et sans entrave de l’aide humanitaire et des fournitures médicales vers l’ensemble de la bande de Gaza, constituent des obligations juridiques auxquelles il ne peut être dérogé ».
La déclaration souligne par ailleurs que la situation à Gaza ne peut être dissociée des violences commises par des colons sionistes en Cisjordanie occupée, de la poursuite de la colonisation et des mesures unilatérales visant à modifier le statu quo à Jérusalem-Est.
Les huit pays estiment que ces pratiques compromettent la solution à deux Etats et portent atteinte aux droits légitimes du peuple palestinien.
(Synthèse de médias)



