Des experts et spécialistes ont examiné, jeudi, à Médenine, les mécanismes de valorisation du patrimoine culturel et géologique du Géoparc du Dahar, afin d’exploiter son récent label mondial de l’Unesco comme levier pour le tourisme alternatif et la dynamique socio-économique régionale.
Lors d’un séminaire scientifique organisé au siège de l’office de développement du sud (ODS), les intervenants ont souligné l’importance de ce site pour la résilience socio-écologique du sud tunisien.
Le président de l’association “Plateforme de l’environnement et du développement durable en zones arides”, Zine el Abidine Kseksi, a plaidé en faveur d’une feuille de route. Du concret, il veut mobiliser les financements nécessaires pour les projets locaux.
Il a souligné qué ce mouvement s’inscrit dans une logique de partenariat entre la société civile et l’office national des mines.
De son côté, le responsable du projet du géoparc et ingénieur général à l’office national des mines (ONM), Mohsen Ben Hassine a précisé qu’un plan d’action 2026-2029 a été instauré, soulignant que ce programme vise à renforcer l’image de marque du parc, protéger son patrimoine et promouvoir le géotourisme, conformément aux exigences de l’Unesco qui impose un suivi rigoureux durant les quatre années suivant la labellisation.
Pour l’expert en développement local, Mohamed Sadok Dabbabi, le projet s’appuie sur 29 sites géologiques homologués, mettant l’accent sur la nécessité de mettre sur pied une stratégie marketing intégrée pour garantir des retombées directes sur les populations locales.
Quant à la directrice générale de l’office de développement du sud, Amel Hadded, elle voit grand, prônant un modèle de croissance où le tourisme inclusif capable d’attirer l’investissement et de créer des emplois d’ici 2030
Le Géoparc du Dahar, premier du genre en Tunisie et troisième en Afrique, a rejoint officiellement le réseau mondial de l’Unesco en avril 2026. Il s’étend sur 6 000 km² à travers les gouvernorats de Gabès, Médenine et Tataouine.



