Economie

Point de vue : C’est plus général que Neji Jouini…

  • 9 août 2026
  • 4 min de lecture
Point de vue : C’est plus général que Neji Jouini…

La Presse  La guerre de la succession de Jamel Himoudi à la tête de la direction nationale d’arbitrage bat son plein.  Un vrai bras de fer dans les coulisses entre plein d’ex-arbitres et ex-responsables qui font le va-et-vient sur la DNA, et chacun y va par ses propres moyens ou pistonné par des clubs et des dirigeants influents. Le tout, sous le regard du ministre des Sports qui va encore une fois désigner le nouveau patron des arbitres, lui qui a maintenant la mainmise sur un bureau fédéral obéissant et soumis après le fiasco du mondial. Entre les tractations et les pressions des coulisses et les vœux (instructions) du ministre, la décision finale va-t-elle changer l’amère réalité de l’arbitrage tunisien ? Pour réformer et soigner, il faut faire un recul et identifier le vrai mal. Il faut surtout regarder avec une vue d’ensemble qui remonte loin dans le passé, pourquoi les arbitres tunisiens tombent de plus en plus vers le bas. Une petite donne qui résume tout : aucun arbitre tunisien n’est présent dans les grands tournois du continent et surtout au mondial. Ils sont éliminés dès le départ parce qu’ils n’ont pas le niveau tout simplement. On n’a pas parlé de la mauvaise foi, de la personnalité faible et des calculs de plusieurs arbitres tunisiens qui servent leurs intérêts et qui faussent les résultats en faveur de quelques clubs. Si l’on est conscient de ce diagnostic simple et alarmant, on peut avancer vers la thérapie. Qui sera le patron des arbitres ? Même si le personnage et le profil sont de toute importance, d’autres facteurs importent plus et déterminent la chance de sauver l’arbitrage tunisien. Après le calvaire Jamel Himoudi, l’homme qui a enfoncé l’arbitrage tunisien, déjà malade, et qui a rouvert les portes à des ex-arbitres suspects et qui profitent des radios pour revenir à la scène, celui qui viendra après, n’aura pas la tâche facile du tout.  Le nom de Néji Jouini, débarqué en 2024 et qui n’a rien réussi en dépit de sa réputation et sa longue expérience au Qatar, tient la cote, lui qui a de bons rapports avec le ministère des Sports. Toutefois, un veto est prononcé contre lui au sein du bureau fédéral de la part de quelques membres influents. Va-t-il pouvoir réussir à se positionner entre le bureau fédéral et la tutelle, lui qui est très fort comme orateur et homme de négociations et compromis ? Le candidat Neji Jouini est quelqu’un qui croit en la loyauté de ses collaborateurs, il a toujours deux ou trois ex-arbitres qui sont à ses côtés. Par contre, certains noms, qu’on veut lui imposer, ne lui plaisent pas. Voilà pour les histoires de la désignation. Dans cette course effrénée à trouver un patron des arbitres à quelques jours du démarrage du championnat, on n’a pas parlé des problèmes de fond des arbitres tunisiens en commençant par la rémunération, et en passant par la qualité des commissaires et des formateurs,  les mesures et sanctions contre les arbitres fautifs, les entraînements et la logistique nécessaire aux arbitres, la sélection des arbitres et leur désignation au cours de la saison, etc..On réduit le problème à l’identité du responsable des arbitres, alors que le problème est beaucoup plus général.

Auteur

Rafik EL HERGUEM

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