Mondher Belaïd explique la réduction de l’accès aux études de santé pour les bacheliers littéraires
L’accès aux filières de formation médicale et paramédicale en Tunisie obéit à une logique de sélection rigoureuse dictée par des impératifs d’excellence académique. Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique clarifie justement les prérequis pédagogiques imposés aux diplômés de la section lettres désireux d’intégrer les instituts de soins infirmiers.
Interpellé par le pouvoir législatif sur les modalités d’admission dans les instituts supérieurs des sciences de l’infirmier, Mondher Belaïd, ministre de l’Enseignement supérieur a apporté des éclaircissements majeurs. La mise au point officielle défend le maintien d’une clause réglementaire spécifique imposant aux bacheliers de la section littéraire l’obtention préalable d’une unité d’enseignement scientifique optionnelle pour valider leur orientation.
Cette directive administrative est présentée comme une condition indispensable pour doter les futurs étudiants du socle de connaissances fondamentales requis dès les premiers cycles de l’apprentissage hospitalier.
L’argumentaire développé par le ministre repose sur des indicateurs internes d’évaluation qui lient directement la réussite universitaire au bagage scientifique initial des candidats. « Les programmes d’études en soins infirmiers intégrant dès le premier semestre des concepts denses de biologie humaine et de physiologie, les étudiants dépourvus de culture scientifique s’exposent à un risque d’échec précoce élevé », a-t-il justifié.
Pour la tutelle, cette barrière technique a permis de stabiliser les taux de diplomation et de réduire significativement le décrochage en cours de cursus. « Ce filtre à l’entrée garantit que les futurs praticiens insérés dans les structures hospitalières du pays disposent des aptitudes requises pour assimiler les protocoles de soins complexes conformes aux standards internationaux », note-t-il.
Face aux réserves exprimées par les représentants parlementaires quant à un éventuel impact négatif de cette mesure sur l’équité, le chef du département ministériel écarte tout soupçon de discrimination en justifiant mes critères de sélection. Il a assuré que ces derniers sont standardisés, transparents et diffusés en amont des sessions d’orientation et par ricochet, le principe d’égalité des chances demeure parfaitement respecté.
L’administration réaffirme par ailleurs sa flexibilité et sa volonté de piloter des révisions périodiques de ces grilles d’accès en concertation étroite avec le ministère de la Santé et les ordres professionnels. Cette approche concertée permet d’ajuster les quotas d’admission et les profils requis en fonction des besoins réels en ressources humaines du système sanitaire national et des mutations constantes du marché de l’emploi.
Il est à noter que le député Youssef Toumi avait adressé, le 30 juin dernier, une question au ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, dans laquelle il s’interrogeait sur les justifications scientifiques et pédagogiques sur lesquelles se base le ministère pour adopter la condition de la matière optionnelle scientifique pour intégrer la filière des sciences de l’infirmier.
S’il avait évalué l’étendue de l’impact de cette condition sur le principe de l’égalité des chances entre les candidats, et s’il avait l’intention de la réviser ou d’adopter des mécanismes alternatifs permettant à ceux qui le souhaitent de rejoindre cette spécialité
R.I



