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Les cordes magiques du violoniste autrichien Yuri Revich illuminent la clôture du festival d’El Jem

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  • 16 août 2026
  • 3 min de lecture
Les cordes magiques du violoniste autrichien Yuri Revich illuminent la clôture du festival d’El Jem

Le rideau est tombé, samedi soir, sur la 39ᵉ édition du Festival international de musique symphonique d’El Jem. Accueillie au cœur de l’amphithéâtre romain, la soirée de clôture a célébré l’alliance de la musique symphonique et de la diversité musicale, réunissant sur scène le violoniste et compositeur autrichien Yuri Revich et l’ensemble « The Sounds », en collaboration avec l’ambassade d’Autriche en Tunisie.

L’événement s’est déroulé en présence du Secrétaire d’État auprès du ministre des Affaires Etrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’Etranger, Mohamed Ben Ayed, de l’ambassadeur d’Autriche en Tunisie, de plusieurs membres du corps diplomatique, ainsi que d’un public venu en nombre communier autour des mélodies symphoniques.

Une virtuosité qui défie les éléments

Malgré un retard d’une demi-heure causé par des intempéries, la magie a opéré dès l’entrée en scène de Yuri Revich. Rejoint par les musiciens internationaux de l’ensemble « The Sounds », le virtuose a ouvert le bal avec sa propre composition, Prelude, captivant d’emblée l’auditoire.

Le programme s’est poursuivi avec des arrangements tirés du ballet Le Lac des cygnes de Piotr Ilitch Tchaïkovski, des œuvres originales de Yuri Revich, ainsi que le Tango Concerto pour violon de Melanie Mastre. C’est sur les notes de l’opéra Carmen de Georges Bizet que s’est conclue cette nuit musicale.

En symbiose avec les spectateurs tout au long du concert, Yuri Revich a exprimé sa joie de revenir pour la deuxième année consécutive à El Jem, saluant le cadre exceptionnel de ce monument romain dédié à l’art.

Un hymne à la passion et au partage

S’exprimant à l’issue de la prestation, l’artiste autrichien a confié son admiration pour le site historique, qualifiant sa prestation tunisienne d’expérience inoubliable. Il a également souligné la forte alchimie partagée tant avec ses musiciens qu’avec un public intergénérationnel.

Évoquant son parcours d’enfant prodige ayant débuté le violon dès l’âge de cinq ans, Yuri Revich a rappelé la rigueur de ses longues heures de travail, quotidiennes encore aujourd’hui, désormais enrichies par la composition. Une discipline qu’il ne vit aucunement comme un fardeau, porté par sa passion inaltérable pour la musique. Il a conclu en émettant le souhait de revenir lors d’une prochaine édition, résumant son message en une phrase : « Ensemble, diffusons la musique et l’amour. »

Un bilan prestigieux pour une scène d’exception

Cette soirée finale est venue couronner une édition riche de dix spectacles variés, marqués par la participation d’artistes venus de Tunisie, d’Italie, d’Espagne, de France et d’Autriche. Elle a réaffirmé le statut unique du Colisée d’El Jem comme carrefour où dialogue le patrimoine séculaire avec la création musicale.

Pour mémoire, cette 39ᵉ édition s’était ouverte avec l’opéra Didon et Énée d’Henry Purcell, fruit d’une collaboration internationale réunissant le Ballet de l’Opéra de Tunis, le Chœur et l’Orchestre de l’Opéra de Tunis, des figures lyriques tunisiennes, ainsi que l’ensemble « Les Épopées » sous la direction de Stéphane Fuget, avec une chorégraphie signée par le Libanais Omar Rajeh.

Tout au long du festival, l’amphithéâtre romain d’El Jem aura une fois de plus affirmé sa place parmi les rendez-vous culturels majeurs de Tunisie, offrant aux mélomanes une expérience acoustique et visuelle singulière.

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Auteur

La Presse

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