Kiosque international
Données fiscales : Plus de 678.000 Français potentiellement exposés
Une nouvelle affaire de cyber-sécurité inquiète en France. Un cybercriminel affirme avoir récupéré les données fiscales de plus de 678 000 personnes après une intrusion qui aurait visé l’infrastructure de la Direction générale des finances publiques (DGFiP) le 26 juin 2026. À ce stade, les informations avancées par le pirate n’ont toutefois pas fait l’objet d’une confirmation officielle de l’administration. Selon les éléments rendus publics, la base concernée compterait environ 678.438 dossiers, répartis entre particuliers et professionnels. Les informations évoquées seraient particulièrement sensibles : identité, coordonnées, date et lieu de naissance, situation familiale, revenu fiscal de référence ou encore taux de prélèvement à la source. Certains dossiers contiendraient également des traces d’échanges antérieurs avec l’administration. La nature des données potentiellement compromises constitue le principal sujet d’inquiétude. Leur combinaison pourrait permettre aux fraudeurs de construire des tentatives d’hameçonnage particulièrement crédibles, en s’appuyant sur des informations réelles pour se faire passer pour les services fiscaux. Les risques concernent également l’usurpation d’identité et différentes formes de fraude administrative ou financière. Parmi les personnes citées dans les données revendiquées figureraient aussi des contribuables disposant de revenus élevés. Plus de 26 000 dossiers concerneraient des revenus fiscaux de référence supérieurs ou égaux à 100 000 euros, selon les informations publiées par plusieurs sources spécialisées. Cette affaire intervient dans un contexte déjà marqué par plusieurs incidents visant des données administratives en France. Elle rappelle surtout la sensibilité des systèmes publics qui centralisent d’importants volumes d’informations personnelles. En l’absence de confirmation de la DGFiP, l’ampleur exacte de la compromission reste donc à établir. Les personnes susceptibles d’être concernées sont néanmoins invitées à redoubler de vigilance face aux courriels, SMS ou appels se présentant comme provenant de l’administration fiscale, particulièrement lorsque ceux-ci sollicitent des informations personnelles ou financières.
Malawi : L’essor des minerais critiques
Le Malawi pourrait progressivement s’imposer sur le marché des minerais critiques, alors que les grandes économies cherchent à sécuriser leurs approvisionnements en dehors de la Chine. Graphite, terres rares, cuivre ou encore cobalt suscitent un intérêt croissant en raison de leur rôle dans les batteries, les technologies avancées et la transition énergétique.
Plusieurs projets pourraient permettre au pays d’Afrique australe de renforcer son secteur minier, qui représente actuellement environ 1 % de son PIB. Parmi les initiatives les plus avancées figure Kangankunde, développé par l’australien Lindian Resources. Le projet consacré aux terres rares vise une production annuelle d’environ 20 000 tonnes de concentré de monazite, avec une mise en service attendue au dernier trimestre 2026. L’entreprise indique avoir enregistré un intérêt de clients potentiels aux États-Unis, en Europe et au Japon. Autre projet majeur, Kasiya associe graphite et rutile et présente également un potentiel en terres rares. Son développeur, Sovereign Metals, souhaite orienter prioritairement sa future production vers les États-Unis et leurs partenaires. Le projet Songwe Hill complète cet ensemble. Mkango Resources travaille sur une chaîne de production reliant le site malawite à une future unité de séparation des terres rares en Pologne. L’initiative bénéficie notamment d’un appui financier américain. Cette multiplication des projets intervient dans un contexte de recomposition des chaînes mondiales d’approvisionnement. Les pays occidentaux cherchent à limiter leur exposition à la Chine, qui occupe une position dominante dans plusieurs filières de minerais critiques. Pour Lilongwe, cette nouvelle dynamique représente une opportunité économique majeure. Le gouvernement vise à porter la contribution du secteur minier à 10 % du PIB d’ici 2030, à condition toutefois que les projets franchissent les différentes étapes menant à leur production effective.
BRICS : Vers des paiements transfrontaliers en monnaies locales
Les Brics explorent de nouvelles solutions pour faciliter les échanges entre leurs membres et réduire leur dépendance aux infrastructures financières dominées par les grandes devises internationales. Parmi les pistes étudiées figure l’interconnexion des systèmes de paiement instantané et des monnaies numériques émises par les banques centrales (Cbdc).
Le gouverneur de la Reserve Bank of India, Sanjay Malhotra, a indiqué le 11 août à Mumbai que plusieurs options étaient actuellement examinées. Ces travaux pourraient notamment permettre de rendre les règlements internationaux plus rapides et moins coûteux, tout en favorisant l’utilisation des monnaies nationales dans les échanges commerciaux.
L’Inde avait déjà proposé, en début d’année, de placer l’interconnexion des monnaies numériques des banques centrales parmi les sujets à discuter lors du sommet des Brics prévu en 2026. Cette démarche s’inscrit dans les efforts engagés depuis plusieurs années pour améliorer les paiements transfrontaliers au sein du groupe. L’enjeu est également important pour New Delhi, qui cherche à accroître l’usage international de la roupie. La Russie et la Chine ont, de leur côté, renforcé le recours au rouble et au yuan dans leurs échanges bilatéraux. La réalisation d’un tel dispositif reste toutefois complexe. Les Brics disposent de systèmes financiers et réglementaires différents, tandis que leurs projets de Cbdc se trouvent à des niveaux de maturité variables. La définition de normes communes, la cyber-sécurité et les questions de gouvernance devront notamment être réglées.
À ce stade, il ne s’agit donc pas de créer une monnaie commune. L’objectif est plutôt de connecter les infrastructures existantes afin de fluidifier les transactions en monnaies nationales. Une réussite renforcerait l’autonomie financière du groupe et diversifierait ses canaux d’échange internationaux.



