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Afrique du Sud
L’immigration passe à l’ère numérique
La Presse — L’Afrique du Sud accélère la transformation numérique de son système d’immigration. Le président Cyril Ramaphosa a lancé récemment la nouvelle Autorisation électronique de voyage (ETA), un dispositif numérique appelé à remplacer progressivement le visa visiteur sur support papier pour les voyageurs éligibles. Présentée officiellement à l’aéroport international O.R. Tambo, cette nouvelle solution intervient après une phase pilote menée dans le cadre de la présidence sud-africaine du G20. Elle constitue l’un des volets de la modernisation engagée par le ministère de l’Intérieur et l’Autorité de gestion des frontières (BMA).
L’ETA s’appuie sur plusieurs technologies numériques, notamment la vérification biométrique, l’apprentissage automatique et des systèmes électroniques modernisés de suivi des mouvements. L’objectif est de rendre les contrôles aux frontières plus fluides tout en renforçant les capacités de détection et de sécurisation.
Au-delà de la dimension administrative, cette évolution numérique pourrait également avoir des retombées économiques. En simplifiant les démarches d’entrée, les autorités sud-africaines souhaitent renforcer l’attractivité du pays auprès des touristes, des voyageurs d’affaires et des investisseurs internationaux.
Le lancement de l’ETA s’inscrit dans une réforme plus vaste des infrastructures et procédures d’immigration sud-africaines. Les autorités cherchent ainsi à remplacer progressivement des dispositifs administratifs anciens par des solutions numériques davantage automatisées et interconnectées.
La cérémonie de lancement doit se tenir en présence du ministre de l’Intérieur Leon Schreiber. Une démonstration du fonctionnement du nouveau système sera également assurée par Michael Masiapato, commissaire de la BMA. Cette étape marque ainsi une nouvelle avancée dans la numérisation des services publics sud-africains, avec l’ambition de concilier sécurité, efficacité administrative et attractivité économique.
Smartphones low-cost en Afrique
La flambée des puces-mémoire bouleverse le marché
Le marché africain du Smartphone d’entrée de gamme subit un sérieux coup de frein. Selon les données d’Omdia publiées le 17 août 2026, les expéditions de Smartphones vendus à moins de 100 dollars ont chuté de 34% au deuxième trimestre 2026 sur un an, alors que l’ensemble du marché africain ne reculait que de 7%. Cette évolution s’explique principalement par la forte hausse des prix des mémoires Dram et Nand, alimentée notamment par la demande des centres de données liés à l’intelligence artificielle. Pour les appareils de moins de 99 dollars, la mémoire représente désormais 64 % du coût total des composants, contre 33% au troisième trimestre 2025.
L’Afrique demeure toutefois la région la plus dépendante de ce segment : les Smartphones à moins de 100 dollars représentent encore 30% des expéditions, contre seulement 1 % en Grande Chine et 2 % en Europe occidentale et en Amérique du Nord. Le marché évolue néanmoins à deux vitesses. L’Afrique du Sud, l’Égypte, le Maroc et la Tunisie s’orientent progressivement vers la 5G, le renouvellement des appareils et des modèles plus valorisés. Dans les marchés à faible revenu, la contrainte du pouvoir d’achat demeure beaucoup plus forte.
Face à cette situation, les fabricants privilégient désormais le financement, les partenariats avec les opérateurs et la réduction du paiement initial plutôt que les baisses de prix. Le Smartphone low-cost n’est donc pas condamné, mais son modèle économique est en pleine transformation.



