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Domination, vendange et précipitation… : Quand le Stade manque d’inspiration

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  • 24 août 2026
  • 3 min de lecture
Domination, vendange et précipitation… : Quand le Stade manque d’inspiration

En laissant le ballon aux Bardolais et en restant compacts dans leur moitié de terrain, les Sfaxiens ont rendu la possession adverse stérile, avant de concrétiser cette solidité des attaques rapides, puis de céder sous une pression continue.

La Presse — En dépit du nombre d’actions vendangées par les Bardolais face aux Clubistes sfaxiens, le Onze de Tozzé Marreco a commencé par avoir du mal à franchir la dernière ligne du CSS, une équipe plus compacte et plus verticale avec cette propension à se projeter sur les côtés et à enchaîner avec des ballons dans le paquet. Au Bardo, le CSS de Nebil  Kouki a, tout d’abord, verrouillé les lignes de transmission adverses, ce qui a rendu la possession stadiste stérile lors de la première demi-heure. Au Stade, samedi dernier, c’était comme un air de déjà-vu, un travers, une imperfection qui a joué aux Bardolais un mauvais tour la saison écoulée et a fait que l’équipe ne disputera pas de compétition continentale cette année. En clair, d’entrée de championnat, le manque d’efficacité offensive stadiste et les nombreuses occasions gâchées devant le but adverse ont empoisonné la performance bardolaise malgré un volume de jeu souvent intéressant et créatif en seconde mi-temps. Quelles sont donc les causes du manque d’efficacité stadiste face au Club Sportif Sfaxien ? Trois aspects sont à relever. Primo, cette précipitation pénalisante qui fait que Ndiaye en particulier et à un degré moindre Saâfi  se montrent impatients au moment de conclure. Le manque de lucidité aussi, avec cette pression imputable à l’impératif de revenir dans le match après l’ouverture du score signée par le clairvoyant Mohamed Trabelsi. Là, cette tension a quelque peu empêché Rafaeddine Riahi et Aziz Saihi en particulier de faire le bon choix dans la zone décisive. Enfin, surtout après  l’ouverture du score par le CSS, le resserrement du bloc sfaxien a laissé peu d’espaces aux Bardolais pour globalement ajuster leurs tirs.

Précipitation bardolaise

Face à un CSS qui manie la riposte avec adresse et vivacité, le Stade a donc été surpris assez tôt, piégé par un adversaire qui exploite assez bien la transition offensive pour surprendre le ST avant son replacement défensif. Et même dans une configuration à l’avantage des Stadistes (possession et pressing de zone), ces derniers ont affiché des limites quand il faut débloquer la situation. En clair, du moins durant une bonne heure de jeu, le schéma offensif stadiste était quelque peu stéréotypé avec des centrages qui ne trouvent personne et une tendance à se reposer sur Youssef Saâfi et Wael Ouerghemi en espérant les voir faire un exploit. Face au CSS, même si le Stade a fini par rétablir l’équilibre, il a montré parfois un excès de précipitation dans son jeu et  dans la gestion du match. Ce qui a entraîné des pertes de balle rapides, un manque de lucidité dans la zone de finition et une fébrilité évidente sous pression, du moins jusqu’à l’égalisation. A partir de là, le ST a radicalement changé de visage, et les incorporations d’Amine Khemissi et de Baraket Hmidi ont ensuite apporté aux Stadistes cette propension à prendre de vitesse leur vis-à-vis sur les couloirs et à servir des offrandes gâchées par  Riahi et Ndiaye en particulier.

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Auteur

Khaled KHOUINI

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