La majorité des villes tunisiennes ne disposent pas de réseaux d’évacuation des eaux pluviales, principalement en raison de la faiblesse des moyens matériels et techniques dont disposent les municipalités, a indiqué le directeur de l’hydraulique urbaine au ministère de l’Équipement et de l’Habitat, Chokri Khelifi.
Dans une déclaration accordée à Diwan FM, il a précisé que le ministère mène actuellement une étude stratégique sur la gestion des risques d’inondation, dont le taux d’avancement est estimé à environ 40 %.
Cette étude tient compte des effets des changements climatiques ainsi que des futures extensions urbaines. Elle vise notamment à établir des cartes des zones les plus exposées aux inondations et des cartes des risques selon une approche prospective.
Elle doit également permettre de mettre en place une stratégie de planification à long terme et un outil d’aide à la décision, ainsi que de définir les programmes et solutions susceptibles de réduire les risques d’inondation à moyen et long termes.
Khelifi a souligné que les changements climatiques sont désormais pris en compte dans les différentes études réalisées par le ministère, ce qui entraîne toutefois une hausse importante des coûts, les infrastructures nécessaires à l’adaptation nécessitant des financements conséquents.
Il a, par ailleurs, indiqué que l’État s’oriente vers des solutions fondées sur la nature pour valoriser les eaux pluviales et en favoriser la réutilisation. Ces solutions comprennent notamment la création de bassins de collecte des eaux de pluie, l’encouragement à la construction de citernes et la réalisation de nouveaux circuits d’évacuation des eaux.
Le ministère de l’Équipement a également lancé un appel d’offres pour la réalisation de sept projets à Ksar Ghilane, Moknine et dans plusieurs autres zones, afin de réduire les risques d’inondation, a ajouté le responsable.
R.I



