Le centre d’Alzheimer de l’hôpital Razi gagne un galon scientifique majeur en s’imposant en tant que pôle de référence sur la scène médicale. Le Dr Riadh Gouider, chef du service de neurologie à l’hôpital Razi et directeur de la structure, a justement confirmé ce samedi 19 septembre 2026 l’accréditation du centre par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en tant que partenaire collaborateur officiel. Cette distinction internationale consacre l’institution tunisienne comme le tout premier pôle de référence universitaire aux niveaux arabe et africain dans les domaines de la recherche scientifique, de la formation médicale et des protocoles de prévention, couronnant ainsi une décennie de labeur sérieux et de coopération technique continue avec les instances onusiennes.
S’exprimant pour l’occasion au micro de la radio Diwan FM, le professeur en médecine a précisé que le centre, opérationnel depuis 2010, assure actuellement le suivi clinique régulier de 9000 patients atteints d’Alzheimer et comptabilise 800 admissions au sein de son unité d’hospitalisation diurne avec une capacité de cinq lits quotidiens. Le Pr Gouider évalue ainsi le volume global des personnes atteintes par la maladie en Tunisie dans une fourchette comprise entre 50 000 et 70 000 cas. Cette prévalence s’explique par la hausse de l’indice d’espérance de vie en Tunisie et qui s’avère le plus élevé du continent africain. Et ce, explique-t-il, alors que l’offre de soins et les capacités de dépistage précoce actuelles ne couvrent que 20 % seulement des besoins réels de la population.
Le spécialiste a alerté sur l’impact de la consanguinité dans l’apparition précoce des troubles cognitifs, ainsi que sur l’action de facteurs de risque aggravants tels que l’hypertension artérielle, le diabète et le décrochage scolaire durant la jeunesse. Il a appelé dans ce cadre à multiplier les activités artistiques et culturelles notamment la lecture tant elles s’avèrent comme un moyen efficace de prévenir la maladie d’Alzheimer.
Et de conclure que la protection financière des ménages impose d’inscrire urgemment la maladie d’Alzheimer sur la liste des affections de longue durée prises en charge à 100 % par la Caisse nationale d’assurance maladie. Ceci l’est davantage tant le coût mensuel des traitements excédant le double du salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG) pour les familles tunisiennes.



