Les pluies enregistrées vendredi et samedi soir dans le gouvernorat de Jendouba ont provoqué des glissements de terrain sur la route nationale n°17, dans son tronçon reliant Aïn Draham à Tabarka, ainsi que l’obstruction du fossé en béton longeant la route au pied du versant montagneux situé à l’ouest de la région, a indiqué dimanche à l’Agence TAP une source de la direction régionale de l’Équipement et de l’Habitat.
Les glissements se sont notamment traduits par la chute de pierres et de quantités de terre sur la chaussée, nécessitant l’intervention des équipes techniques pour procéder au dégagement des matériaux et rétablir la circulation.
La direction régionale de l’Équipement et de l’Habitat a appelé les usagers de la route à faire preuve de vigilance, en raison du risque de nouveaux glissements, notamment compte tenu de la fragilité de certains versants rocheux susceptibles de s’effondrer en cas de nouvelles précipitations importantes.
La même source a précisé que le ministère de l’Équipement avait lancé, il y a quelques jours, un appel d’offres portant sur des travaux destinés à prévenir les risques potentiels d’éboulement de pierres et de terre.
Elle a expliqué que la saturation des sols, consécutive aux importantes précipitations enregistrées dans la région durant l’hiver dernier, constitue la principale cause de ces glissements de terrain.
Par ailleurs, les travaux relatifs aux glissements enregistrés à Aïn Debba et Aïn Boumerchane ont déjà démarré et sont actuellement en cours. Des procédures similaires sont prévues pour les autres sites concernés : certains font actuellement l’objet d’appels d’offres, tandis que d’autres sont encore au stade des études nécessaires.
La Commission régionale de lutte contre les catastrophes et d’organisation des secours suit, à travers les structures concernées, l’évolution de la situation et demeure prête à intervenir chaque fois que nécessaire, a ajouté la source.
Elle a notamment rappelé l’intervention rapide de la commission samedi soir pour dégager les pierres et les terres qui s’étaient accumulées sur la route nationale reliant Aïn Draham à Tabarka.



