Le Vice-Président de la Fédération Tunisienne du Textile et de l’Habillement (FTTH), Tarek Belhaj Ali, a affirmé, ce mardi 22 septembre 2026, que le taux de baisse de la production dans le secteur du textile durant les mois de juillet et août a atteint entre 40 et 60 %.
Intervenant à la radio, Tarek Belhaj Ali a expliqué que cette baisse de production est due à la crise des coupures d’électricité qu’a traversée la Tunisie cet été. Il a souligné l’absence d’information préalable sur les horaires des coupures et le manque de visibilité, ce qui a empêché les entreprises d’honorer leurs engagements.
Il a précisé que les ouvriers du secteur textile effectuent des heures supplémentaires afin d’accélérer le rythme de production et de rattraper le retard enregistré. Signalant par ailleurs l’absence de messages officiels rassurants de la part du gouvernement, il a indiqué que les professionnels étudient le recours aux énergies renouvelables et photovoltaïques pour parer aux coupures d’électricité.
Le Vice-Président de la FTTH a appelé le gouvernement à adresser un message rassurant aux investisseurs étrangers et aux clients, mettant en avant les efforts déployés pour compenser les pertes subies par les usines, tout en soulignant que les dommages causés par ces coupures répétées n’ont pas été d’une gravité majeure.
Concernant le salon du textile et de l’habillement tenu en octobre 2025, l’invité de l’émission a souligné que la majorité des entreprises tunisiennes y ont participé et que leur nombre ne cesse d’augmenter. Cet événement a suscité un vif engouement de la part des investisseurs et a constitué une opportunité de visiter plusieurs sites industriels, débouchant sur de nouvelles relations, partenariats et commandes.
Il a également indiqué que la Fédération Tunisienne du Textile participera à des salons européens, notamment celui prévu à Paris au mois de novembre prochain, qui sera spécialisé dans les vêtements de travail. Il a rappelé que le secteur compte de nombreux clients en Europe, en particulier dans les pays scandinaves (Suède, Danemark) ainsi qu’aux Pays-Bas.
Les usines sont prêtes, a-t-il ajouté, et le bilan carbone des entreprises a été réalisé dans l’attente de l’adoption de normes unifiées.
S’agissant des coûts, Tarek Belhaj Ali a souligné que la plupart des petites entreprises sont incapables de suivre le rythme de la transition numérique, devenue une nécessité absolue et non une option, ce qui nécessite un soutien de l’État sous forme d’investissements et de cadres législatifs adaptés.
L’invité a rappelé que la Fédération a soumis des propositions permettant aux petites entreprises d’allouer une partie de leurs bénéfices aux énergies renouvelables afin de les encourager à opérer leur transition énergétique.
Il a enfin mis en avant les obstacles que représentent les taux d’intérêt des crédits, atteignant 16 %, ainsi que le désintérêt des jeunes et la pénurie de main-d’œuvre dans le secteur, exacerbée par la fuite des compétences vers le Canada et l’Égypte.



