Les Etats-Unis restituent à la Syrie 36 pièces archéologiques volées
Des responsables américains ont annoncé la restitution à la Syrie de 36 pièces archéologiques volées, comprenant notamment une sculpture en pierre introduite clandestinement lors de la destruction du site antique de Palmyre par l’organisation État islamique (EI).
Ces objets, dont la valeur totale dépasse les 5 millions de dollars, ont été saisis par les autorités américaines au Metropolitan Museum of Art (Met) de New York ainsi que chez plusieurs collectionneurs privés.
Le procureur général du district de Manhattan, Alvin Bragg, a souligné que « cette restitution constitue un rappel fort que la préservation du patrimoine culturel transcende les frontières et les nationalités ».
Selon un communiqué, la sculpture a été exhumée du site de Palmyre, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO, avant que les combattants de l’EI ne saccagent de vastes portions de la cité antique entre 2015 et 2017.
Pesant plus de 450 kilogrammes, ce bas-relief en pierre calcaire représente un homme en position allongée, entouré d’une femme et de trois enfants.
Par le passé, les États-Unis ont déjà restitué des artéfacts dérobés à plusieurs pays, notamment la Chine, la Grèce et l’Italie.
Dans un communiqué, le chargé d’affaires de l’ambassade de syrie à Washington, Mohammad Qanatari, a affirmé que cette opération illustre la manière dont « un engagement partagé pour la protection du patrimoine culturel peut bâtir des ponts durables entre nos deux pays ». Et d’ajouter : « Grâce à la coopération syro-américaine, une parcelle de l’histoire de la Syrie rentre enfin au pays, et ce, grâce aux efforts du bureau du procureur de Manhattan. »
Quatre de ces pièces syriennes avaient été saisies auprès du collectionneur américain Michael Steinhardt, qui avait restitué en 2021 près de 180 objets volés à travers le monde dans le cadre d’un accord avec le gouvernement américain, pour une valeur globale estimée à 70 millions de dollars.
Par ailleurs, le bureau du procureur de Manhattan a précisé que les 13 pièces confisquées au Metropolitan Museum s’inscrivent dans un ensemble de 402 antiquités (d’une valeur de 98,7 millions de dollars) saisies par ses services au sein de cette institution culturelle depuis 2017.



