Tunisie : deux sites écotouristiques proposés aux investisseurs turcs
La Tunisie entend attirer davantage d’investissements turcs dans le secteur touristique, notamment dans les zones à fort potentiel naturel et écologique. Le ministre du Tourisme, Sofiane Tekaya, a ainsi invité les opérateurs et investisseurs turcs à explorer les opportunités offertes par les sites de Fedj El Atlal, à Aïn Draham (gouvernorat de Jendouba), et de Sidi Founkhal, dans l’archipel de Kerkennah (gouvernorat de Sfax), en vue d’y développer des projets touristiques et écologiques.
Cet appel a été lancé à l’occasion de la célébration du 103e anniversaire de la Proclamation de la République de Türkiye, organisée à Tunis, en présence de l’ambassadeur de Türkiye en Tunisie, Ahmet Misbah Demircan.
Dans son intervention, le ministre a mis en avant les complémentarités entre les deux pays, notamment leur proximité géographique, leurs liens historiques et leurs affinités culturelles, autant de facteurs susceptibles de favoriser le développement de partenariats dans le secteur touristique.
Les deux sites cités présentent des caractéristiques naturelles différentes, mais offrent des perspectives de valorisation touristique. Situé dans l’environnement forestier d’Aïn Draham, Fedj El Atlal s’inscrit dans le potentiel du tourisme de montagne et de nature du Nord-Ouest tunisien. De son côté, Sidi Founkhal, à Kerkennah, constitue une destination insulaire dont la valorisation pourrait s’appuyer sur les richesses naturelles et le patrimoine spécifique de l’archipel.
En sollicitant l’intérêt des investisseurs turcs pour ces deux destinations, Sofiane Tekaya a notamment mis l’accent sur les possibilités de développement du tourisme écologique et de diversification de l’offre touristique tunisienne.
Cet appel intervient dans un contexte où la Tunisie cherche à renforcer les investissements dans le secteur et à attirer de nouveaux partenaires internationaux. Le ministre a, dans ce sens, estimé que les relations économiques entre Tunis et Ankara disposent encore de marges de progression, les investissements bilatéraux demeurant en deçà des potentialités des deux marchés.
Il a appelé les hommes d’affaires des deux pays à exploiter davantage le cadre juridique régissant leur coopération afin de concrétiser des partenariats durables, générateurs d’emplois et de valeur ajoutée.
La mobilisation de capitaux et de savoir-faire turcs autour de ces deux sites pourrait ainsi contribuer à diversifier les destinations tunisiennes et à promouvoir des formes de tourisme davantage axées sur la nature et la valorisation des territoires.



