Des cas suspects de fièvre catarrhale ovine, communément appelée “maladie de la langue bleue”, ont été signalés chez des bovins dans les gouvernorats du Kef et de Jendouba. Des prélèvements ont été effectués sur les animaux concernés et transmis à l’Institut de recherche vétérinaire de Tunisie afin de confirmer les suspicions d’infection et d’identifier précisément la souche virale en cause.
L’information a été confirmée par Raouf Dhaouadi, président du Conseil national de l’Ordre des médecins vétérinaires, lors de son intervention sur Diwan FM. Il a précisé que cette maladie ne se transmet pas directement d’un animal à un autre et ne présente aucun risque pour la santé humaine. La contamination se fait par l’intermédiaire d’un insecte vecteur du genre Culicoides.
Le virus touche les ruminants, notamment les bovins, les ovins et les caprins. Les principaux symptômes se manifestent par une forte fièvre, une baisse de la production laitière chez les vaches, des écoulements nasaux, une hypersalivation, ainsi que des inflammations buccales pouvant s’accompagner d’une coloration bleutée de la langue.
La maladie peut également provoquer des inflammations et des ulcérations au niveau des pieds, entraînant des boiteries et des difficultés de déplacement chez les animaux infectés.
Des mesures préventives recommandées aux éleveurs
Raouf Dhaouadi a assuré que les services vétérinaires ont pris les mesures de précaution nécessaires pour suivre l’évolution de la situation et limiter les risques de propagation du virus.
Il a appelé les éleveurs et les agriculteurs à renforcer les mesures préventives, notamment à travers le nettoyage et la désinfection réguliers des étables, ainsi que l’assèchement des eaux stagnantes et des bassins susceptibles de favoriser la prolifération des insectes vecteurs.
Le responsable a également insisté sur l’importance de recourir aux insecticides homologués à usage vétérinaire, après consultation d’un médecin vétérinaire spécialisé. Il a recommandé aux éleveurs de solliciter rapidement un vétérinaire dès l’apparition de symptômes suspects, afin d’assurer une prise en charge adaptée des animaux et de limiter les risques de mortalité.
Enfin, concernant les perspectives d’évolution de la situation épidémiologique, Raouf Dhaouadi a estimé que la baisse attendue des températures avec le changement de saison devrait réduire l’activité des insectes vecteurs et contribuer ainsi à limiter les possibilités de propagation de la maladie.



