Les enseignants des établissements préparatoires, secondaires et secondaires techniques de la délégation de Regueb, dans le gouvernorat de Sidi Bouzid, ont observé, mercredi, une grève de protestation pour réclamer des conditions de travail sûres et décentes. Ce mouvement intervient à la suite de l’incendie qui a ravagé la salle des professeurs du lycée Tahar Haddad, dans la nuit de mardi à mercredi, dans des circonstances qui restent à déterminer.
S’exprimant auprès de l’agence TAP, le secrétaire général du syndicat de base de l’enseignement secondaire et de l’éducation physique à Regueb, Othman Abidi, a indiqué que le personnel éducatif avait découvert, mercredi matin, que la salle des professeurs avait été incendiée, sans que les causes du sinistre soient connues.
Il a estimé que cet incident s’inscrivait dans un contexte marqué par l’accumulation de difficultés depuis le début de l’année scolaire, citant notamment la surcharge des classes, le manque de moyens de travail essentiels et l’absence de réponse de la part de l’autorité de tutelle aux revendications des enseignants.
Dans un communiqué, le syndicat de base a également dénoncé la multiplication des actes de dégradation au sein du lycée Tahar Haddad. Selon la même source, les atteintes ont notamment concerné le mobilier des salles de classe, dont les chaises et les tables, les installations électriques ainsi que le drapeau national.
Des conditions matérielles et pédagogiques dénoncées
Le syndicat a par ailleurs alerté sur les difficultés entravant le déroulement normal des activités pédagogiques, en raison notamment de l’absence d’espaces dédiés aux laboratoires de physique et d’informatique et du manque de matériel didactique.
Il a également signalé des perturbations de l’alimentation électrique, attribuées au dysfonctionnement partiel du transformateur central, endommagé par la foudre depuis le 16 mai 2024. Le manque d’hygiène et l’accumulation des déchets au sein de l’établissement figurent aussi parmi les problèmes soulevés.
Le communiqué fait également état du mauvais état des vestiaires réservés aux élèves et aux enseignants, du dysfonctionnement des caméras de surveillance et de la disparition de deux ordinateurs de la salle informatique.
Face à cette situation, le syndicat réclame l’ouverture d’une enquête approfondie afin de déterminer les responsabilités et de mettre fin aux actes de négligence dénoncés. Il appelle également à garantir des conditions de travail sécurisées et à fournir l’ensemble des équipements nécessaires au bon fonctionnement de l’établissement et au déroulement normal des activités pédagogiques.
À noter qu’on n’a pas réussi à obtenir de réaction du Commissariat régional de l’Éducation à ce sujet, malgré plusieurs tentatives.



