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Sport

Au fait du jour : Responsabilités partagées

  • 7 juillet 2025
  • 4 min de lecture
Au fait du jour : Responsabilités partagées

La Presse —A la suite des nombreuses noyades qui se sont succédé  et qui ont endeuillé en fin de compte tous les Tunisiens, en ce début de saison estivale, on a commencé à réaliser que bien des parties devraient endosser leurs responsabilités pour prévenir ces drames.

Le ministère de la Santé a lancé un appel à la vigilance et à la sensibilisation en matière de prévention des accidents liés aux baignades, soulignant que « la prévention commence à la maison et se poursuit sur la plage et dans tous les lieux aquatiques ».

Il est fortement déconseillé de laisser les enfants nager seuls, que ce soit en mer ou en piscine. Il est conseillé de privilégier les plages et piscines sécurisées et surveillées, et surtout d’apprendre aux enfants à nager dès le plus jeune âge.

Pour un pays qui possède un littoral   d’une longueur totale de 1290 kilomètres, ce n’est pas facile d’assurer une surveillance soutenue. Le meilleur moyen de protéger ceux qui sont tentés par une baignade est bien de convaincre les familles d’apprendre à leurs enfants la natation.

La natation ? Elle fait partie de nos traditions depuis plus de 1447 ans lorsque Omar Ibn El Khattab, compagnon du Prophète, a conseillé: « Apprenez à vos enfants à nager, à tirer à l’arc et à monter à cheval ».

Aujourd’hui, la natation n’est pas considérée comme une simple activité sportive. C’est un moyen de défense. Nous l’avions précédemment rappelé, en Hollande, un pays pris sur la mer, on ne peut inscrire son enfant à l’école qu’en présentant son carnet de vaccination et… son brevet de natation.

C’est la raison pour  laquelle les différentes parties prenantes du futur plan d’action à mettre en place doivent mobiliser non pas seulement les ministères de la Santé, de l’intérieur,  par le truchement de la Protection civile et des municipalités, et de la Femme et de la Famille, mais aussi le ministère de la Jeunesse et des Sports qui possède et forme les cadres.

Actuellement, les clubs se chargent d’apprendre à nager aux enfants venus s’inscrire au sein des écoles de natation. Cet apprentissage est payant et on ne prend que ceux qui sont doués. Et ce n’est pas donné.

Il faudrait que cela change. La gestion des piscines doit aussi comprendre des séances pour les enfants et pour les adultes qui voudraient apprendre à nager.

Au niveau des villes côtières, on devrait revenir sur cette bonne habitude que les municipalités ont délaissée. Ces champs d’eau clôturés   ouverts pour les enfants en été. La Protection civile et la Fédération tunisienne de natation se chargeaient de désigner des animateurs (des volontaires, d’anciens nageurs et des nageurs sauveteurs diplômés) pour enseigner les bases de la flottaison et surtout la mise en confiance dans l’eau. On a découvert bien des champions dans ces champs d’eau. Nous pensons à ceux de Bizerte  et de La Goulette.

Il serait judicieux que le ministère de la Jeunesse et des sports et la Protection civile prennent les choses en main. Nous possédons des cadres très valables et des animateurs qui ont fait leurs preuves au sein des clubs. Il suffit de les intéresser et de les mobiliser. Espérons que l’on ne se contentera pas de créer des commissions, mais que l’on réagira positivement après ces drames qui ont secoué le pays.

Auteur

La Presse

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