Le coup d’envoi de la 39ᵉ édition des Journées de l’Entreprise a été donné ce vendredi matin à Sousse par Samir Abdelhafidh, ministre de l’Économie et de la Planification. A l’ouverture de cette rencontre annuelle, le ministre a tracé les grandes lignes de la stratégie économique nationale, insistant sur la nécessité de comprendre les mutations globales, de stimuler l’investissement et de renforcer les capacités des institutions tunisiennes dans un contexte mondial de transformations rapides.
Comprendre les transformations mondiales pour orienter la croissance
Dès l’ouverture, Abdelhafidh a souligné que la priorité du gouvernement est d’analyser les transformations profondes que connaît l’économie mondiale afin de définir des opportunités de croissance pour les institutions nationales. Selon lui, les Journées de l’Entreprise, devenues un rendez-vous annuel majeur, constituent un espace privilégié de dialogue multidisciplinaire permettant de confronter visions, analyses et stratégies.
Il a en outre affirmé que cet événement, fort de sa dimension nationale et internationale, doit servir de point de départ pour renforcer les liens entre les acteurs économiques tunisiens, leurs homologues étrangers et les institutions publiques et privées.
Face aux bouleversements technologiques et aux défis socio-économiques, le ministre a plaidé pour l’adoption de politiques innovantes, capables d’assurer l’équité, la compétitivité et la résilience des entreprises.
“Le développement doit rester centré sur l’humain”, a-t-il insisté, soulignant l’importance d’une croissance juste, intégrée et durable.
Cette orientation, a-t-il rappelé, s’inscrit dans la vision du Président de la République visant à concilier égalité sociale, sécurité alimentaire, sécurité énergétique et équilibre financier de l’État.
Des indicateurs économiques en amélioration
Malgré les perturbations mondiales, Abdelhafidh a mis en avant la résilience de l’économie tunisienne. Il a évoqué : une croissance de 2,4 % sur les neuf premiers mois de 2025, un niveau de réserves en devises équivalent à 105 jours d’importations en décembre 2025, une progression de 4,9 % des exportations au cours des dernières semaines et une hausse de 28 % des investissements étrangers sur les neuf premiers mois de l’année.
Ces résultats, selon lui, témoignent de la capacité de l’économie nationale à se maintenir et à progresser malgré un environnement mondial incertain.
Dans ce même cadre, le ministre a rappelé que l’État reste déterminé à poursuivre les réformes destinées à améliorer le climat des affaires et à lever les obstacles aux investisseurs locaux et étrangers.
Il a évoqué l’importance du partenariat public-privé, qualifié de “complémentaire et essentiel à l’intérêt national”.
S’appuyant sur l’article 17 de la Constitution qui garantit l’égalité entre les deux secteurs, il a affirmé que chaque investissement est un acte de confiance dans l’avenir, notamment pour ouvrir des perspectives aux jeunes.
Profitant de la même occasion, Abdelhafidh a présenté le Plan de développement 2026-2030 comme une opportunité majeure pour catalyser les grandes réformes structurelles nécessaires à une prospérité durable et équitable. Ce plan devra, selon lui, répondre aux aspirations des Tunisiens tout en adaptant le pays aux nouvelles dynamiques économiques mondiales.
Le ministre a rappelé que l’innovation est aujourd’hui le principal moteur de la croissance, évoquant le message porté par le Nobel d’économie de cette année. Il a appelé les entreprises tunisiennes à renforcer leurs capacités technologiques et leur compétitivité pour s’inscrire dans le nouvel ordre économique international.



